Feuilles de route: Axer 2013 sur l’amélioration des conditions de vie

Cette rencontre, présidée par le Premier ministre Philémon Yang, s’est tenue mercredi le 9 janvier 2013 à Yaoundé, avec pour principal objectif d’optimiser les processus d’élaboration et d’exécution des feuilles de route ministérielles pour l’année qui commence. La séance de travail a été ponctuée par trois exposés : celui du secrétaire général des services du Pm, Louis Paul Motaze, sur la méthodologie d’élaboration des feuilles de route ministérielles de l’exercice 2013 ; celui du ministre en charge des Marchés publics, Abba Sadou, sur l’optimisation des procédures de passation des marchés publics dans le cadre de l’exécution des feuilles de route ; et enfin celui du ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey, sur la gestion de la trésorerie et la régulation budgétaire au titre de l’exécution desdites feuilles de route.

De manière globale, il ressort du séminaire que les feuilles de route ministérielles pour l’année 2013 devront avoir pour axe principal l’amélioration des conditions de vie des populations. « Une sélection judicieuse des actions devra (…) permettre de n’inscrire dans la feuille de route que celles ayant un fort impact sur l’amélioration des conditions de vie des populations…», a recommandé Louis-Paul Motaze aux membres du gouvernement présents à la réunion. En s’appuyant sur une méthodologie bien précise, les chefs de département ministériels doivent présenter des feuilles de route arrimées au Document de stratégie pour la croissance et l’emploi (Dsce) et corrélées aux programmes des « Grandes réalisations ».

Par ailleurs, elles doivent présenter les livrables attendus à la fin de chaque semestre et découler des budgets programmes. Le ministre délégué à la présidence en charge des Marchés publics est quant à lui revenu sur la nécessité d’optimiser les procédures dans les processus d’attribution des marchés pour ce qui concerne la réalisation des études préalables pour chaque projet, la disponibilité des financements, une bonne élaboration des appels d’offre, etc.

Et s’agissant de l’exécution financière de ces feuilles de route, le ministre des Finances recommande la production d’un plan d’engagement à la diligence de chaque ministre concerné et le recours au système d’annonce pour toute dépense d’un montant d’au moins 300 millions Fcfa. Les quotas budgétaires étant définis en fonction des plans d’engagement élaborés en toute liberté par les ministères, cela n’est pas de nature à entraver la bonne exécution des feuilles de route. Il ne restait plus qu’au Premier ministre de rappeler à se collaborateurs qu’une bonne maîtrise des feuilles de route ministérielles contribue à l’accroissement des performances des politiques publiques. Au travail donc, messieurs les ministres !

© Alain NOAH AWANA | Le Messager

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