Exclusif: Francois Hollande attendu au défilé du 20 mai

Le 30 janvier 2013, Paul Biya au terme d'une visite de travail en France, invitait en retour son homologue français à prendre part à la prochaine fête nationale camerounaise.

francois-hollande-475-hp.jpg

L'information n'a pas beaucoup circulé. A en croire un membre du gouvernement, présent dans la délégation présidentielle à Paris, le numéro un camerounais aurait invité «verbalement» François Hollande à venir effectuer une visite officielle au Cameroun. Les deux chefs d'État ont eu un échange mercredi dernier à l'Élysée, au cours duquel l'idée d'une présence à Yaoundé, le 20 mai, du successeur de Nicolas Sarkozy a fait son bonhomme de chemin, selon la source ministérielle citée plus haut. Hollande, s'il tient à être aux côtés de Paul Biya lors de la grande parade militaire et civile, doit arriver dans la capitale camerounaise au moins la veille. Soit le 19 mai. Toutefois, les services diplomatiques français joints par La Météo n'ont ni confirmé ni Infirmé cette nouvelle. Du côté d'Etoudi, un officiel contacté a prudemment fait savoir à votre journal que «rien n'a encore été officiellement décidé». On ne perd donc rien à attendre!

Comme dans une glace.

Qu'on se rappelle que lorsque Biya, son épouse et la délégation qui les accompagnaient ont foulé le tarmac de l'aéroport d'Orly a Paris, il n'y avait ni tomates ni pancartes hostiles, Comme le prévoyaient certains groupuscules tapis dans l'ombre. Plutôt une foule de Camerounais venus ovationner leur président. Un homme qui a démontré à son peuple, et qui le prouve encore, qu'il est le seul capable de conduire le Cameroun dans la voie de l'émergence et de la paix. Le seul qui a justifié que les projets structurants liés dans les Grandes Ambitions et les Grandes Réalisations apporteront au Cameroun une stabilité économique durant des décennies, faisant de celui-ci, le plus grand eldorado de l'Afrique centrale. Enfin, le seul qui a fait comprendre a son peuple que tous ceux qui prétendaient défendre les intérêts du pays en clamant son départ, n'avaient jamais compris la notion de multipartisme, encore plus de patriotisme.

De l'or dans les mains.

Le 30 janvier dernier à 15h10mn, Paul Biya en pleine forme, fait son entrée dans la cour du Palais de l'Elysée. Démarche rassurante, sourire aux lèvres, il reçoit la poignée de mains du président Hollande, venu jusqu’au perron de l'Elysée recevoir son homologue. Ensuite, les deux hommes d'Etats, se retirent a huis clos dans l'un des salons huppés, apprêté a cette occasion pour discuter, pendant une quarantaine de minutes environ, non seulement d'affaires courantes, mais surtout, lever le doute sur certains points chauds tels : les droits de l'Homme au Cameroun, le cas Michel Thierry Atangana, l'intégration sous régionale, le deuxième pont sur le Wouri, la double nationalité, la situation au Mali et en République centrafricaine (Rca), l'exploitation des ressources minières, l'homosexualité, la filières bananes, l'environnement, le fichier électoral...

L'entretien était suivi d'un déjeuner de travail auquel ont pris part les proches collaborateurs des deux chefs d'État dont certains ministres, hommes d'affaires, conseillers. Au cours de cet entretien, rapporte une haute personnalité proche de l'entourage présidentiel. Paul Biya a séduit François Hollande et certains proches du président français. Sur certaines questions sensibles telles que l'homosexualité, les droits de l'homme ou encore la liberté de la presse, le maestro Biya leur a répondu les yeux dans les yeux en récitant au passage des articles de droit camerounais, laissant ses interlocuteurs sur leur soif.

Ce qui a permis que l'entretien mette plus long que prévu, plus de quarante minutes! Et ce, à la grande satisfaction des experts. Il est a rappeler qu'aux côtés du président Paul Biya, se trouvaient notamment Martin Belinga Eboutou, ministre, directeur du Cabinet civil de la présidence de la République; Alamine Ousmane Mey, ministre des Finances; Pierre Moukoko Mbonjo, ministre des Relations extérieures; Séraphin Magloire Fouda, ministre, secrétaire général adjoint de la présidence de la République; Louis Paul Motaze, secrétaire général des Services du Premier ministre, chef du gouvernement et Emmanuel Nganou Djoumessi, ministre de l'Économie, de la Planification et de l'Aménagement du territoire; certains hommes d'affaires camerounais, le Gicam...

© Edouard Ngameni | La Météo

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau

Date de dernière mise à jour : 05/02/2013