Exacerbés par les comportements de Mbombo Njoya Ibrahim, chef de 1er degré de Foumban: Les élus et populations du Noun communiquent

Exacerbés par les comportements de Mbombo Njoya Ibrahim, chef de 1er degré de Foumban

COMMUNIQUE DES ELUS, DEPUTES, MAIRES, CONSEILLERS MUNICIPAUX ET POPULATIONS DU NOUN

Les populations, Exacerbées par les comportements de Mbombo Njoya Ibrahim, chef de 1er degré de Foumban, les élus du Noun, Députés, Maires, Conseillers Municipaux en plus des plaintes portées contre lui, et le Sous préfet suite aux graves incidents du 1er janvier 2013, Considérant que le Palais construit par les Bamoun il y a plus d’un siècle et rénové dans les années 1980 grâce à leurs contributions est un lieu sacré, aujourd’hui, Patrimoine culturel Bamoun et National public qui ne doit pas servir de refuge aux voyous et vandales ni être approprié par un groupe de personnes, mais entre des mains sages, connaissant et respectant les valeurs traditionnelles telles que définies et acceptées par la Constitution. - Demandent la mise en place d’une structure de gestion de cet espace.

Ceci d’autant plus que le locataire actuel n’a pas assumé la mission qui était exigée au moment où le principe de rénovation du Palais était accepté par le Gouvernement et l’Unesco, à savoir : être le gardien des lieux et non s’approprier les lieux. Ne sont reçus au Palais que ceux des Bamoun qui militent dans le même parti politique que monsieur Mbombo Njoya Ibrahim. Plus grave, ce dernier perçoit des recettes générées par la visite du musée et du Palais, par de nombreux visiteurs, ou à l’occasion des manifestations comme le Nguon, vend des objets d’art patrimoine du Palais… sans que la Municipalité ne soit impliquée Dénoncent l’installation des personnes à l’entrée du Palais et dans les boutiques le long du mur de l’enceinte du Palais qui cultivent sans cesse des provocations.

- Dénoncent le fait que le Palais est complètement détourné de sa mission d’origine depuis le fondateur de la dynastie royale Bamoun à savoir le lieu d’accueil de toutes les populations, le lieu où on peut se réfugier quand on est menacé. Aujourd’hui les menaces viennent du Palais où les hommes et les femmes posent des actes de violences, de barbaries, comme ce fut le cas le 1er janvier 2013, agressant les populations à partir de l’espace qui devait être celui de paix, et d’harmonie.

- Dénoncent les actions irréfléchies contraires à la coutume Bamoun qui veut que les populations soient attirées et protégées dans le Marché devant le Palais et non chassées, blessées en voyant leurs marchandises détruites sous leurs yeux par les hommes du Palais en violation de la loi de la République en ce qui concerne la gestion de ces espaces par la Municipalité.

- Plus grave encore, celui qui se veut l’adjoint avec les hommes de main du Palais, sans état d’âme, avec une brutalité sans précédent, en présence des autorités, des personnalités provenant des différents localités et institutions, en présence des populations lors de l’inauguration des locaux de la Banque SGBC, viennent molester un élu et adjoint au Maire représentant la Commune invitée à cette cérémonie. Ceci sous prétexte qu’il ne s’est pas levé à l’arrivée du « Monarque » qui s’est présenté sous les lieux à 12H30 alors qu’il était attendu à 10H10.

Pour le comble, s’agissant des religions, des actes des plus négatifs contrairement à l’amour et à la paix que distillent les livres saints, exacerbent les populations ; Ce qui les confortent plus encore dans leur demande. On ne doit plus taire tous ces abus, faire preuve d’hypocrisie, quand on voit par exemple l’entretien des milices et vandales au Palais, les émissions à la Radio du Palais incitant à la violence, les tentatives de transformation d’une partie de la Mosquée centrale de Foumban originairement affectée aux femmes en lieux de commerce, les menaces contre les Imams dont certains ont été abusivement déchus de leurs titres, bastonnés et emprisonnés, les discours provocateurs à l’Eglise Evangélique le jour de Noël par le « Roi » alors que ce jour on doit s’abreuver des paroles de Dieu…

Pour tout cela la complicité de certaines autorités administratives qui ne font rien pour que soit respectées les lois de la république et plus particulièrement la disposition de l’Article 1er de la Constitution alinéa 2. La République du Cameroun est un Etat unitaire décentralisé.

Elle est indivisible, laïque, démocratique et sociale Elle reconnaît et protège les valeurs traditionnelles conformes aux principes démocratiques, aux droits de l’homme et à la loi.

Elle assure l’égalité de tous les citoyens devant la loi. Il y a ainsi des germes de violences, des sources de conflits des plus dangereux, qu’il faut relever afin d y remédier quand il est encore temps.

© Correspondance

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