Evènement: Les anciens étudiants contestataires en exil bientôt au Cameroun

Des informations circulent en ce moment au sujet de la visite de nos concitoyens, qui ont été contraints de quitter le bercail pour des raisons politiques. Il est important de souligner que la mère de nos universités a connu une période de turbulence, notamment marquée par des affrontements entre étudiants ne partageant pas la même vision. Le temple du savoir de Ngoa Ekellé a vu germer deux associations au courants de pensée différents à savoir l’Autodéfense et le Parlement. Ces deux organisations estudiantines ont entretenu des rapports tendus à cause de l’action de certains politiques camerounais.

Les membres de l’Autodéfense acquis à la cause gouvernementale avaient pour mission de museler ceux du Parlement par tous les moyens. Le Parlement qui était une caste de révolutionnaires avait mis les autorités camerounaises en difficulté par sa doctrine. Cette réalité qu’on rappelle avec douleur, a contribué à fragiliser les institutions. Les violences qui ont entaché cet épisode sanglant de l’histoire de notre nation se sont soldées par des morts.

Le ministre de la Communication de l’époque Augustin Kontchou Kouomegne, en faisant le bilan des affrontements entre les étudiants de l’Université de Yaoundé a dit qu’il y avait eu zéro mort. Cette déclaration de l’ex-Mincom sur les ondes de la Crtv, avait beaucoup choqué l’opinion d’où son surnom zéro mort.

Les Parlementaires ayant perdu la guerre, avec l’appui de certaines chancelleries, ont réussi à s’exiler. Parmi eux, on peut citer Senfo Tonkam qui aurait trouvé refuge en Autriche. Les autres sont établis aux Etats-Unis, en France, en Allemagne etc. Ce sont ces Camerounais d’une race spéciale, qui entendent retrouver la chaleur familiale dans d’après nos sources. Quel accueil leur sera réservé après tant d’années d’exil?

© Lucien EMBOM | Cameroon-Info.Net

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Date de dernière mise à jour : 11/01/2013