DU FOND DE LA PRISON DE NEW-BELL, CHARLES ABI ENONCHONG ÉCRIT À PAUL BIYA

85445988-m.jpgDans une correspondance datée du 19 octobre 2013, Prince Charles Abi Enonchong lance un cri à destination du président Paul Biya au sujet de ses déboires judiciaires avec le secrétaire général du ministère de la Justice, George Gwanmessia, « dans le vol » du capital d’Abane Global Bank Plc (1 027 000 000 FCfa) au moyen d’ «une décision de justice falsifiée et son incarcération illégale » à la prison centrale de Douala. Son pêché, avoir osé attraire en justice par citation-directe son bourreau dans le but de récupérer ces fonds.

Excellence Monsieur le Président de la République,

Vous êtes Président de notre pays et tout citoyen qui se sent délaissé a le droit de vous adresser une plainte.Comment peut-on lutter contre le vol et la corruption quand George Gwanmessia, secrétaire général du ministère de la Justice est lui-même impliqué dans la complicité et le vol de 1 027 000 000 Fcfa appartenant à Abane Global Bank logé à Nfc Bank ?

Je m’appelle Prince Charles Abi Enonchong, je suis le premier fils de feu Chief Dr Henry Ndifor Abi Enonchong (Ancien avocat au barreau du Cameroun), et le Président du conseil d’administration d’Abane Global Bank établissement bancaire que voulait créer mon père avant sa mort survenue en 2008.

Suite à sa mort, le secrétaire général du ministère de la Justice, George Gwanmessia a assisté les actionnaires fictifs d’Abane Global Bank dans l’obtention d’une ordonnance gracieuse nommant un administrateur provisoire devant une juridiction incompétente en vue de voler le capital d’Abane Global Bank. Ne pouvant accéder au compte d’Abane Global Bank logé à la National Financial Crédit Bank sur la base de cette ordonnance, ils vont contrefaire ladite décision de justice en la transformant en une ordonnance portant désignation d’un liquidateur de la banque.

Munis de cette pièce, ils feront main-basse sur le capital de la banque soit un milliard vingt sept millions Fcfa .

J’ai déposé une plainte au Secrétariat d’Etat à la Défense, mais le secrétaire général du ministère de la Justice Gwanmessia George a ordonné que cette enquête menée par l’adjudant Boudougou soit stoppée…

Lorsque la Division de la police judiciaire pour le Littoral à Douala a réussi à récupérer 740 000 000 Fcfa de ce capital volé, le secrétaire général est intervenu une nouvelle fois en instruisant les tribunaux de Douala d’ordonner le déblocage des comptes dans lesquels les dits voleurs avaient déposé le butin de ce vol.

Je décide de récupérer cet argent par voie d’exécution forcée auprès de la National Financial Credit Bank dans ses comptes logés à la Beac.

Suite à plusieurs décisions de justice devenues définitives, la Beac est sur le point de payer quand le secrétaire général du ministère de la Justice fait le voyage à Douala pour y obliger Monsieur le Procureur général près la Cour d’appel du Littoral à contraindre l’huissier instrumentaire de lever ladite saisie (pièce N°6) et que les fonds cantonnés soient reversés dans les comptes de ceux qui ont volé ledit capital bancaire au moyen d’une décision de justice contrefaite.

A plusieurs reprises, j’ai écrit au gouvernement sans réponse, je décide alors de procéder à la récupération de ces fonds par voie de « citation-directe » contre le secrétaire général et ses complices.

Alors que l’affaire était enrôlée à l’audience du 11 juillet 2013 devant le Tribunal de première instance de Douala Bonanjo, deux jours avant l’audience soit le 6 juillet 2013, sur instruction du secrétaire général du ministère de la Justice, Monsieur le Procureur général près la Cour d’appel du Littoral et le Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Douala Bonanjo ordonneront mon arrestation.

C’est ainsi que le même jour, je fus arrêté déféré au parquet puis écroué à la prison centrale de Douala d’où je vous adresse cette correspondance.

Leur prétexte pour me garder en prison est que j’ai demandé à leur concubine de libérer ma maison, une certaine Helen Eyabi qui occupait sans droit ni titre un de mes appartements (pièce N°8a, b, c).

Excellence Monsieur le Président de la République, la présence de George Gwanmessia comme secrétaire général du ministère de la Justice remet en doute toute la crédibilité de la justice camerounaise dans sa lutte contre la corruption et la protection des droits des citoyens. Je crains même qu’une enquête ouverte sur votre ordre soit également bloquée par cet homme qui utilise sa position de secrétaire général du ministère de la Justice à des fins subjectives.

1. S’il n’était pas impliqué, pourquoi a-t-il donné l’ordre au Secrétariat d’Etat la Défense (Sed) de mettre fin à l’enquête menée par l’adjudant Boudougou dans ce vol ?

2. Pourquoi a-t-il utilisé le Procureur général Harouna Bako pour tenter de reprendre par abus de pouvoir les 740 000 0000 Fcfa que la Police judiciaire de Douala a récupérés des comptes des voleurs ?

3. Pourquoi a-t-il forcé le Procureur général Harouna Bako de m’écrouer à la prison de New Bell et bloquer ma libération provisoire pour la simple raison que j’ai fait une citation-directe qui l’a empêché de mettre main sur les 740 000 000 Fcfa ?

4. Qui a ordonné au Sed de ne pas ouvrir une enquête contre Maître Tchuente Charles pour la falsification d’une procuration, d’un acte de naissance et d’un jugement rendu par un magistrat du Tribunal de première instance de Douala Bonanjo (Mme Assiyatou) ?

5. Que devions-nous faire quand le secrétaire général du ministère de la Justice ordonne qu’on n’enquête pas sur les falsifications des décisions de justice ?

Excellence, je suis écrivain de romans internationalement reconnu, je suis producteur de films (la Guerre de Biafra et bien d’autres) et également employeur de presque deux cents Camerounais. Je viens de recruter cinquante autres pour l’ouverture d’un supermarché. Ils ne peuvent pas prendre servir et nourrir leurs familles parce que je suis abusivement gardé en prison sur instruction de Mr George Gwanmessia.

Excellence, depuis quatre mois que dure ma détention abusive et illégale, je suis resté calme parce que j’ai fait confiance à la justice camerounais qui devait respecter le Code de Procédure pénale qui consacre la liberté comme principe et la détention provisoire comme une exception. Mais jusqu’à présent, je n’ai pas de date d’audience parce que le secrétaire général du ministère de la Justice Mr George Gwanmessia continue de faire pression à la juridiction du Littoral et surtout à Mr Harouna Bako le Procureur général pour que je reste enfermé à la prison de New-Bell aussi longtemps qu’il sera secrétaire général du ministère de la Justice.

Excellence Monsieur le Président, seule votre intervention peut amener les autorités judiciaires de Douala à respecter la loi qui est favorable à ma libération puisqu’ils n’ont plus les mains libres par crainte des représailles de George Gwanmessia C’est pourquoi respectueusement j’en appelle à votre intervention.

© Correspondance : Charles Abi Enonchong, Prison centrale de New- Bell Douala

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