Douala: Quand Samuel Eto’o Fils joue à l’éboueur

Eto’o fils est habité par un souci que nous estimons louable: Bâtir en marge des terrains de football un statut de philanthrope. Le problème c’est que l’approche est parfois discutable. C’est le cas lorsqu’on apprend qu’il pratique du "farotage". A-t-il vu Platini ou Frantz Beckenbauer distribuer de l’argent en discothèque ?

Nous préférons qu’il laisse des comportements de ce genre aux feymen. Dans certaines initiatives, l’approche paraît plutôt intelligente, salutaire et mérite d’être encouragée. C’est le cas lorsqu’il investit une partie de sa fortune pour améliorer les conditions de vie dans nos prisons. Atangana Mebara nous a filé l’info.

Dans son dernier livre, "Lettres d’ailleurs", l’ex-baron du régime Biya aujourd’hui incarcéré présente Eto’o fils comme le principal mécène de la prison de Kondengui. Il arrive aussi que l’approche soit tout simplement étonnante au point de défrayer la chronique jusqu’en Russie. C’est ce qui s’est passé il n’y a pas longtemps.

Samuel Eto’o fils n’a pas hésité à jouer les éboueurs à Douala dans le cadre d’une action d’intérêt général visant à rendre propres les rues de New-Bell, quartier où le footballeur a grandi. Quel message voulait-il diffuser par ce geste ? voulait-il réaffirmer sa proximité avec les plus modestes malgré son installation aux sommets du salariat ?

Ce n’est pas la première fois qu’un homme public se livre à un tel exercice. On se souvient que Monsieur Alain Eyenga qui était encore échevin de l’environnement il n’y a pas longtemps était descendu dans les rues de Charleroi avec un ballet pour faire le nettoyage.

NDJAMA BENJAMIN

ndjama@yahoo.com

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