DÉCÈS DE CATHERINE ABENA : QUI VEUT SALIR JOSEPH CLAUDE ABENA ?

Catherine abena120110300 1Comme dans un mauvais film, une certaine opinion dit des choses complètement inexactes. Et auxquelles le frère cadet de feue Catherine Abena n’a absolument rien à voir. Les obsèques de Mme Catherine Abena ont lieu ce week-end. Poussée à une mort lente et pernicieuse, l’ex-secrétaire d’Etat aux Enseignements secondaires (Minesec) sera inhumée au cimetière de Mvolyé, à Yaoundé, selon le consensus arrêté par la famille. Il faut dire qu’après la controverse née autour de son incarcération, de sa libération, puis de son décès, une polémique des plus grossières vient de voir le jour, ayant trait à l’enterrement de l’ancienne n°2 du Minesec.

Cette polémique qui à l’observation, vise à mettre la grande famille Abena sens dessus dessous, laisse mensongèrement entendre que son frère cadet, Joseph Claude Abena, aurait dit non à la possibilité d’enterrer sa sœur à Ehan-Mfoumenseleg, son village natal, dans la Mefou et Afamba. Cette version qui alimente moult fantasmes, a évidemment été mal accueillie au sein de la famille, voire de l’élite du département. «Tout ce qui se propage aujourd’hui comme sottises, allant dans tous les sens, la politique comprise, étonne plus d’un.

Je comprends qu’il y en qui font feu de tout bois pour tenter de diviser la famille et en profiter pour régler des comptes à leurs adversaires politiques en manipulant la presse», regrette une élite de la tribu Mvele d’Awae, qui continue pour soutenir que «les adversaires politiques de M. l’inspecteur général du ministère des Forêts et de la Faune se trompent d’opportunité et confondent tout, que ces opportunistes mal inspirés attendent tranquillement Joseph Claude Abena qui par ailleurs, est président de section Rdpc, sur un terrain politique et non sur un terrain de deuil, surtout que le temps du renouvellement des organes de base du parti semble perceptible», conclut-il.

Pour cette élite donc, tout ce qui se dit sur le dos de Joseph Claude Abena, relève de la pure machination visant à en rajouter à une famille déjà éprouvée, mais heureusement soudée et qui ne se laisse pas se distraire par des docteurs ès intrigue. En revanche, de sources introduites, les raisons de l’inhumation de Catherine Abena à Mvolyé sont à chercher dans sa forte et non moins permanente implication dans les activités de l’église.

Fervente chrétienne. En effet, Catherine Abena était très active dans les milieux ecclésiastiques, au point de partager pratiquement une partie de sa vie professionnelle avec les paroisses. Son engagement religieux était vu et su de tous, à tel enseigne que lorsqu’elle sera accusée de détournement de l’argent public, 250 millions de nos francs pour être précis, ses proches et ceux qui la connaissent n’en seront point convaincus. La grève de la faim qu’elle entame aussitôt pour prouver son innocence en dira long. Ce qui l’amènera, parce que profondément traumatisée, à passer l’essentiel de son séjour carcéral sur un lit de malade à l’hôpital central de Yaoundé.

«Choquée par une arrestation rocambolesque, abattue par des mois de grève de la faim et meurtrie par des conditions de vie insupportables, elle finira par rendre l’âme à l’hôpital de la Cnps (Caisse nationale de prévoyance sociale) de Yaoundé le 19 mars, mais combien et où étaient-ils, ceux qui sont allés lui rendre visite ne fut-ce qu’une fois, en prison ou à l’hôpital, pour qu’aujourd’hui, ses obsèques fassent l’objet d’exutoire des politiciens du dimanche?», s’interroge un observateur.

Toujours est-il que, fort de son engagement religieux, toute la grande famille Abena, les notabilités Mvele ainsi que les militants de base du Rdpc, - parti dans lequel Catherine Abena militait - ont entériné la proposition de la matriarche Manga Jacqueline Abena, mère de la défunte, d’inhumer l’ancienne secrétaire d’Etat, juste à côté de l’archevêque Mgr Jean Zoa, de regretté mémoire. C’est également l’endroit où reposent ses grands-parents, oncles et bien d’autres membres de la famille. C’est tout dire. «Il n’est pas question aujourd’hui de diaboliser tel ou tel, la famille Abena ayant besoin de sérénité pour le bon déroulement des obsèques de leur petite fille, fille, sœur, mère…

Fervente chrétienne, l’illustre disparue n’appartenait plus seulement à sa famille. Il serait donc malsain d’éclabousser l’homme qui est sur tous les fronts pour l’organisation des obsèques et qui n’exécute qu’à la lettre, les décisions de la matriarche, mieux, celles de toute la grande famille Abena pour que la dame dont l’histoire se conjugue désormais au passé, soit dignement célébrée», confie un proche de la défunte, encore sous le choc. Dans tous les cas, chez les Abena, l’on n’entend pas se laisser détourner. En ce moment. Surtout. Avis donc aux propagateurs de fausses nouvelles !

© Source : La Météo

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