DÉBÂCLE DES LIONS : EST-CE ENCORE LA FAUTE À IYA MOHAMMED ? :

Iya mohamed 1On en est aujourd’hui à regretter l’époque de l’ancien président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot).

La mésaventure de l’équipe nationale du Cameroun, les Lions indomptables, à la 20e édition de la Coupe du monde de football Brésil 2014 continue. Après leur défaite concédée devant le Mexique (0-1), le 13 juin, et la raclée subie cinq jours plus tard face à la Croatie (0-4), les Camerounais, conduits par leur capitaine emblématique Samuel Eto’o Fils, sociétaire du club anglais Chelsea, vont tenter de sortir ce soir par la grande porte, à l’occasion de leur troisième rencontre face au Brésil, pays organisateur du Mondial et par ailleurs grandissime favori qui a déjà remporté à cinq la Coupe du monde (1958, 1962, 1970, 1994 et 2002).

Le match Cameroun-Brésil sera pour l’honneur. Car, les Camerounais, après deux sorties manquées, sont sûrs de quitter la compétition dès le premier tour, comme en 1982 en Espagne, 1994 aux Usa, 1998 en France, Corée-Japon 2002 et Afrique du Sud 2010. Si les Lions indomptables n’ont pas été à la hauteur, c’est non seulement à cause d’une préparation bâclée, du 20 au 31 mai 2014 en Autriche, mais davantage à cause d’une gestion archaïque qui a été instaurée par le président du Comité de normalisation de la Fecafoot, Joseph Owona, et davantage par le ministre des Sports et de l’Éducation physique, Adoum Garoua.

Le football camerounais est aujourd’hui à la bourre et l’opinion publique regrette l’époque où Iya Mohammed, ancien président de la Fecafoot incarcéré depuis juin 2014 à la prison centrale de Kondengui, à Yaoundé, pour de présumé détournement de fonds publics à la société de développement de coton (Sodecoton), entreprise parapublique qu’il a eu le privilège de diriger pendant plus de 25 ans, présidait aux destinées du football camerounais (1997-2013).

La déculottée de l’équipe nationale de football senior au Mondial brésilien n’est pas à mettre à l’actif d’Iya Mohammed qui a présidé aux destinés du football Camerounais pendant plus d’une décennie. L’ancien Dg de la Sodecoton, pense-t-on, a plutôt tout mis en œuvre pour hisser le Cameroun sur les cimes du football continental. On en veut pour preuve les deux titres de champion d’Afrique des nations remportés en 2000 au Nigeria et en 2002 au Mali, respectivement.

On peut aussi citer, dans ce registre, la médaille d’or olympique gagnée lors aux J.O. 2000 à Sidney en Australie, sans oublier la finale de la Coupe des Confédérations 2003 en France (défaite face au pays organisateur la France 0-1), ainsi que les participations honorables aux Coupes d’Afrique des nations des nations 1998 au Burkina Faso, et Tunisie 2004.

Loin d’être un des fossoyeurs du football camerounais, comme avaient tenté de le faire croire certains détracteurs à la solde d’intérêts égoïstes, le nom d’Iya Mohammed restera gravé dans les anales comme l’un des pionniers du mouvement sportif camerounais. Après le règne du natif de Garoua, chef lieu de la région du Nord, le Cameroun a sombré dans des querelles intestines. La récente altercation entre le président Fecafoot Joseph Owona et Minsep Adoum Garoua est un fait inédit qui montre à quel point le Cameroun est mal en point.

En outre, le refus par le capitaine Samuel Eto’o et ses coéquipiers de prendre le drapeau national, au départ du Cameroun pour le Brésil démontre à quel point le mouvement sportif national est malade. Malade de sa gestion, malade de sa gestion et malade de ses dirigeants qui ne parviennent pas aujourd’hui à justifier l’utilisation du pactole, 2 ou 3 milliards de Fcfa laissés dans les caisses de la Fecafoot par Iya Mohammed. Au final, on en est à regretter l’époque, mieux l’âge d’or du football camerounais intervenu grâce à Iya Mohammed.

© Source : La Météo

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