CRIMES RITUELS : ME CHARLES TCHOUNGANG DÉNONCE ISSA TCHIROMA

tueurs-mimboman290113300-3.jpgL’ancien bâtonnier, avocat de Nono Emmanuel, présenté comme commanditaire des crimes rituels a donné une conférence de presse vendredi dernier à Yaoundé. Pour réfuter les informations du Mincom.  

«Les déclarations de Issa Tchiroma Bakary sont suffisamment grave parce qu’il n’y a aucun commencement de preuve sur ce qu’il avance.» Charles Tchoungang, avocat du prévenu qui a déjà passé 7 mois de détention à la prison centrale de Kondengui, inculpé pour complicité d’assassinats et trafic d’organes humains.

 L’ancien bâtonnier pense que les enquêtes doivent d’abord révéler la destination finale des organes. «La violence du ministre de la communication est inacceptable et la famille du prévenu (Nono) a décidé de communiquer sur l’affaire», a indiqué Me Tchoungang.

 Il pense que de telles déclarations sont diffamatoires, et croit pouvoir rétablir la vérité sur ce dossier. Me Tchoungang fait savoir qu’il n’y a jamais eu d’aveux sur ce dossier. « Le ministre de la communication a violé le secret de l’instruction en accédant aux documents que seul, les accusés, les victimes et leurs conseils devraient avoir.

En communiquant sur le dossier, le Mincom a perturbé le travail de la justice ou tente de faire pression sur les juges qui seront chargés de l’affaire. Ce n’est pas normal », a-t-il souligné. En plus, il pense que désigner clairement un coupable alors que les personnes citées ne sont encore que des prévenus en attente de jugement, sur un problème aussi grave est une façon de le jeter à la vindicte populaire, face aux familles des victimes.

On se rappelle que le 18 septembre 2013, le ministre de la communication a convié la presse le 18 septembre 2013, pour donner des informations d’une très haute importance pour le public camerounais et les familles des victimes des crimes rituels qui ont endeuillé de nombreuses familles entre décembre 2012 et février 2013 au Cameroun. Dans son propos, Issa Tchiroma Bakary donnera le nom du chef de gang : Ndeambou Bertrand. Son exploitation aura permis de capturer deux autres suspects : Nguegang Keumo Willy Thierry alias Doudou et Tiotsop Tsenou Landry alias Puyol. Un troisième suspect est cité au cours de leurs auditions, en la personne de Essama alias le COQ, toujours en fuite, mais activement recherché.

 «C’est à ce niveau de l’enquête que Ndeambou se met à table, pour révéler l’identité de son commanditaire, le nommé Nono Emmanuel, ancien Directeur général d’un concessionnaire automobile de renommée internationale, aujourd’hui en dépôt de bilan au Cameroun. Nono Emmanuel se serait depuis reconverti dans les affaires et aurait choisi de résider à Bafoussam, au lieu dit Carrefour le Maire.  

L’enquête s’étant transportée sur les lieux à Bafoussam, le domicile de Nono Emmanuel est rapidement localisé. Il s’avère cependant, aux dires du vigile en poste, que le propriétaire, le nommé Nono Emmanuel, est absent du Cameroun. En pareil circonstance, c’est un certain Tahoc Mongho Fotso Jean Luc qui gère la concession.

 Ce dernier est à son tour interpellé et mis en exploitation. Ndeambou Bertrand expliquera par la suite aux enquêteurs qu’il avait rencontré Tahoc Mongho Fotso Jean Luc pour la première fois, dans des agences de voyages à Bafoussam, alors qu’il exerçait lui-même la profession de moto-taximan. Après plusieurs entrevues, le nommé Tahoc Mongho propose à Ndeambou de lui faire livraison des organes humains provenant de jeunes filles âgées de 17 à 22 ans.»

 C’est informations sont jugées erronées par le bâtonnier qui exige le respect du secret de l’instruction et entend prouver l’innocence de son client.

© La Nouvelle Expression : Christophe Mvondo

Commentaires (1)

1. Le C. 07/10/2013

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