Crimes de Mimboman: un suspect incrimine le chef Bapi de Yaoundé

L'intéressé, convoqué par la police le 05 février dernier, a nié les faits en bloc.

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A l’heure où les familles des personnes disparues au quartier Mimboman à Yaoundé continuent de verser leurs larmes, un suspect interpellé et gardé a vue au Commissariat Central N°4 à Ekounou, défraie la chronique en incriminant Daniel Tchiot, chef de la communauté Bapi de Yaoundé.

Après qu'il a été interpellé par les éléments du Commissariat Central d'Ekounou et qu'il est passé aux aveux sur sa participation aux crimes ayant conduit à la mort de plusieurs enfants à Mimboman, le nommé Bertrand F a révélé aux enquêteurs qu'il avait remis une somme de 650.000 FCFA à Daniel Tchiot pour des raisons qui restent encore inconnues de la police. C'est suite à cette révélation que les services de la police vont s'intéresser au chef de la communauté Bapi de Yaoundé. Convoqué au Commissariat Central de ce quartier le 05 février dernier, le concerné a indiqué aux policiers qu'il n'avait aucun lien avec ce dernier.

«Ce garçon est mon neveu, c’est-a-dire le fils de ma cousine. C'est un repris de justice multirécidiviste qui a toujours vécu à Bafoussam», indique Daniel Tchiot. D'après lui, Bertrand F serait arrivé à Yaoundé et aurait demandé à résider chez lui. Face à la fin de non-recevoir que lui oppose le chef, le suspect se montre intransigeant et promet de le lui faire regretter d'une manière ou d'une autre. «La police m’a appelé pour me demander si je le connaissais et si j'avais des rapports avec lui. Je leur ai signifié que cet homme-là est un repris de justice qui a toujours vécu à Bafoussam alors que moi je suis à Yaoundé.

En plus, s'il veut m'impliquer dans cette affaire de crimes, je n'ai rien à y voir dedans», souligne le chef Bapi de Yaoundé. A la police, on souligne que cette affaire est sensible et que les enquêtes restent en cours. Quant à l'intéressé, il reste à la disposition de la police qui poursuit son exploitation. Les membres de la communauté Bapi indiquent qu'on ne choisit pas un chef de communauté au hasard, surtout que la vacance à ce poste a duré 10 ans.

«On a cherché l'oiseau rare avant de le désigner. Il y a des aspects d'ordre moral et éthique qui rentrent dans les critères de désignation d'un chef. En plus c'est un homme qui gagne bien sa vie et nous, on s'inscrit en faux contre ces accusations qui tendent à l'incriminer», confie Félix Soffo, membre de la communauté Bapi de Yaoundé.

source: mutations

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