Corruption au Cameroun: La Police n'est pas le corps le plus corrompu

Le dernier rapport de Transparency international suscite des interrogations. Selon la récente enquête de Transparency International, la délégation générale à la sûreté nationale remporte le maillot jaune de la corruption au Cameroun.

image-1.jpg

Des données que réfutent les observateurs avertis du phénomène de corruption au Cameroun au regard des réalités, relevant des paramètres sociaux qui justifient l'individualisme, le népotisme, l'atteinte à la fortune publique, l'incivisme et le manque de patriotisme. Plus présentes dans d'autres administrations Transparency International, organisme accrédité pour lutter contre la corruption dans le monde entier, ne se serait pas suffisamment outillé pour rendre au clair ce verdict dont beaucoup de Camerounais contestent.

En effet, nous reconnaissons le phénomène de la corruption dans le milieu de la Police pour la simple raison que les Camerounais eux-mêmes n'ont jamais été conformes dans plusieurs secteurs d'activités. Ils sont habitués à la facilité, et les policiers qui sont plus rapprochés des populations, adhérent aussi à cette facilité. Un tour dans les patrouilles de Police a permis de comprendre que 40% des Camerounais circulent sans carte identité, et le défaut de carte nationale d'identité est une infraction qui va de 03 mois à 01 an d'emprisonnement ferme avec amende. A cet effet, la Police remplira-t-elle les prisons du Cameroun?

Dans les commissariats, à quel niveau se situe la corruption au travers des plaintes déposées, des procès-verbaux d'enquêtes ou d'interpellations? Au Cameroun, combien de policiers s'enrichissent derrière la corruption et quel préjudice la corruption négligeable dans le milieu de la Police causé aux Camerounais contrairement aux corps comme le Ministère des Finances, la justice, l'éducation et même l'église?

Ministère des Finances

La plupart des prévaricateurs de la République sont retrouvés dans ce département à travers les actes de corruption. Impôts, trésorerie, solde, budget et douanes. Dans ce Ministère clé de voûte de notre économie, les pourboires négligeables commencent à 5000 F jusqu'à 500 millions excusez du peu par rapport au policier qui prend 250 F pour laisser un taximan qui a violé le code de la route. Doit-on l'envoyer en prison? Dans les quartiers de Yaoundé, Douala et autres, la plupart des grandes et belles maisons ont été construites par les fonctionnaires des finances et de la justice, un détail très important volontairement omis par Transparency International.

MINISTÈRE DE LA JUSTICE

Les prisons du Cameroun où sont entassés les misérables infirmes, malades, aveugles, fous, pauvres, malheureux, veuves, orphelins, individus de toute sorte, sont remplies à cause de la grave corruption des magistrats. Un tour à la prison centrale de Kondengui, vous permettra de comprendre à quel niveau les hommes en toges noires sont inhumains. Ils brisent la vie de nombreuses familles à cause de la corruption. Que dire des greffiers qui distraient certains dossiers sous les consignes des plaignants contre enveloppes; les dossiers entassés dans les cabinets de juges connaissent difficilement leurs dénouements parce que ces derniers attendent les pourboires. Grâce à la corruption, cette catégorie de fonctionnaire roule carrosse. Voitures, duplex, tontines et habillement en sont leur quotidien alors que les vies humaines périssent dans les prisons, situation qui porte atteinte à la liberté des orphelins, veuves et autres.

MINISTÈRE DE L'ÉDUCATION NATIONALE

Dans ce panier à crabes, se retrouve le système d'enseignement du Cameroun qui bat de l'aile à cause de la corruption qui a gangrené toutes les artères de notre enseignement. Du niveau supérieur en passant par le secondaire, le primaire et l'enseignement normal, tout est enterrée dans le pourboire de la corruption. A l'approche de la rentrée scolaire, chaque enseignant quel que soit son rang ou son poste, projette certaines réalisations à travers les actes de corruption avec les inscriptions dans les établissements publics.

Le problème des bancs

Les tables bancs sont devenues une astuce pour justifier la corruption en milieu scolaire. Leurs prix forfaitaires vont de 20.000 F à 50.000 F et 100.000 F selon la valeur de l'établissement. Certains proviseurs des grands lycées de Douala et Yaoundé versent une certaine somme d'argent au Ministre pour conserver leurs postes. On a vu certains professeurs qui commercialisent les notes pour se faire de l'argent au mépris de l'objectif pédagogique opérationnel.

L'ÉGLISE

Cette nouvelle catégorie des corrompus passe aujourd'hui pour de nouveau dieux, des sauveurs et des prophètes, dont la corruption morale appauvrit les êtres en quête de la paix et de la guérison. Allez demander à Tsala Essomba...

© L.C.N | L'Epervier

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau