Fécafoot: Ange Sama contre-attaque Milla

Ange Sama vs Roger Milla

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Fécafoot: Ange Sama contre-attaque Milla

Sport L’homme vient de créer un Collectif pour défendre l’honneur du président Iya.Deux semaines après la sortie de Roger Milla et du Comité citoyen pour le redressement du football camerounais, Ange Sama est passé à la contre-attaque. Au cours d’une conférence de presse ce 27 avril 2012 à l’hôtel Mansel de Yaoundé, Ange Sama, agissant en qualité de coordonateur du Collectif républicain pour le football camerounais (Crefc), et les membres dudit groupe, se sont déployé à faire le bilan de Iya Mohammed, le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), que le Comité peint en noir. «A notre époque, il y avait trop de facilités ; plusieurs voyages sans être accompagné, on n’avait jamais de prime de participation, ni de prime de match.

En 98, quand j’arrête ma carrière, je me réoriente vers l’encadrement et je trouve qu’il y a plusieurs ouvertures avec le président Iya qui arrive aux affaires : j’ai reçu des subventions, bénéficié des stages de formation qu’il n’y avait pas avant», témoigne Henriette Zépang, première gardienne des Lionnes indomptables. «En mon temps, j’ai décrié des situations comme les promotions fantaisistes, la corruption, l’appartenance des arbitres à des lobbies,… et le président Iya m’a compris. Il a commencé à nommer des officiers de développement de l’arbitrage, créé une commission centrale des arbitres, nous avons proposé une grille de paiement des arbitres qu’il a acceptée et aujourd’hui, les arbitres sont à l’aise sur le plan financier car ces frais ont été revus à la hausse», souligne Pierre Noungui, ancien arbitre.

Autant dire avec Tataw Stephen, ancien capitaine des Lions indomptables, actuellement directeur administratif adjoint des équipes nationales, que «sous Iya, le football camerounais a connu la prospérité». La preuve ? «Pour la première fois, les filles camerounaises se sont qualifiées pour les Jeux olympiques», relève Abel Mbengue, une des voix d’or de la presse sportive nationale, actuellement en service au bureau de la Caf à Yaoundé, et président de commission média de la Fécafoot. D‘ailleurs, «le bon travail a été reconnu par la Caf qui a décerné au président Iya le prix de l’excellence», conclut Tataw. Avant d’inviter ses «frères», anciens footballeurs de l’autre camp, à «revenir à de meilleurs sentiments» et reprend à son compte Félix Tonye Mbock, le ministre des Sports sous qui est né le concept Lions indomptables, à ce «que les anciens lions vivent comme une seule famille».

En clair, «Iya Mohammed répond à ce que le Chef de l’Etat veut : un Cameroun fort et prospère», tranche le capitaine Joseph Feutcheu, président de la ligue régionale de football de l’Ouest. Guerre des groupes de pression Les arguments développés par ces derniers tendent à les rapprocher d’Iya Mohammed, aux yeux des partisans du Comité, présents dans la salle. Erreur, estime Ange Sama. «Le Collectif n’est pas une émanation du président Iya, ni de la Fecafoot ; ses membres sont simplement des gens qui veulent éviter le pire à notre football», se défend l’homme qui vient d’être désigné comme le représentant de la Fecafoot à la commission marketing et promotion de la Ligue de football professionnel. Et «le Collectif n’est pas né par rapport au comité dont vous parlez», tente-t-il de recadrer. Lui, ancien président de la Fédération camerounaise d’athlétisme qui dit vouloir «éviter au football ce qui est arrivé à l’athlétisme».

On sait qu’Augustin Edjoa, l’ex ministre des Sports, avait fait organiser des élections controversées qui l’ont renversé, selon la volonté d’un autre comité dans lequel se trouvait encore Roger Milla. En dénonçant «la cupidité, le mensonge» des adversaires, Abel Mbengué qui ne veut pas que l’on infantilise les membres du Collectif, invite la presse à ne pas accompagner la dissidence: «les raisons évoquées par les autres ne nous honorent pas».

En définitive, «le football doit servir à défouler et non être un outil pour détruire notre pays que nous avons du mal à construire», soutient Ange Sama. A la presse à qui les uns et les autres font leur charme, Abel Mbengue rappelle que «le journaliste n’est pas là pour détruire, mais pour construire. Moi, je me suis toujours mis au service d’un objectif: il est question que le football camerounais se qualifie». Les prochains jours s’annoncent certainement plus mouvementés sur le territoire national, tant Milla et ses amis sont déjà engagés sur le terrain de la mobilisation.

Lindovi Ndjio | La Nouvelle Expression

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Date de dernière mise à jour : 10/05/2012