Panique - Equipe ministérielle: Pourquoi Paul Biya va réaménager le gouvernement du 9 décembre 2011?

 

Panique - Equipe ministérielle: Pourquoi Paul Biya va réaménager le gouvernement du 9 décembre 2011?

Après la reprise en fanfare de l’Opération Epervier avec la prise dans les serres de l’oiseau de lutte contre les prévaricateurs de la fortune publique, Marafa Hamidou Yaya et Inoni Ephraïm, le prochain schisme annoncé est un mouvement de chaise musicale dans la deuxième équipe gouvernementale dirigée par Yang Philémon. Est-ce que la deuxième sortie, mais alors tonitruante de Marafa Hamidou Yaya depuis les geôles de la prison centrale de Yaoundé-Kondengui, va avoir une influence sur le calendrier du chef de l'Etat, Paul Biya? Difficile de jouer les mages. Mais pour certaines personnes bien introduites dans le sérail, c'est possible, même si personne ne le dit avec certitude.

Après le lancement de la deuxième phase de l'Opération Epervier sous un ramdam médiatique au regard de l'importance des personnes prises dans les serres de l'oiseau en charge de l'assainissement dans la gestion de derniers publics, à l'instar de l'ex-ministre de l'Administration Territoriale et de la Décentralisation par ailleurs membre du Bureau politique du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), Marafa Hamidou Yaya et l'ex-premier ministre, et par ailleurs président des Paramount chiefs de la région du Sud-Ouest, Inoni Ephraïm, on annonçait d'autres coups de filets qui tardent à se concrétiser. Selon des confidentes de pénates, la poursuite de cette 2è phase serait conditionnée par un réaménagement aux allures de remaniement du gouvernement du 9 décembre 2011. Un peu plus tôt que prévu. Annoncé pour l'après élections jumelées des législatives et municipales qui étaient prévues en juin 2012 et qui n'auront plus lieu en 2012 du fait que le mandat des députés a été prorogés de six mois, le réaménagement du gouvernement va être anticipé au regard des voyants qui sont tous au rouge. Des confidences qui se sont répandues comme une trainée de poudre annonçait pour cette fin de semaine ce mouvement de chaise musicale dans la deuxième équipe gouvernementale de Yang Philémon, soit à peine six mois de longévité.

Les observateurs y voient déjà des atermoiements d'un chef d'Etat sans repère qui fait un aveu d'échec dans le choix des hommes qui sont appelés à mettre en application ses promesses électorales. Surtout qu'il a pendant sa campagne annoncé qu'il passait d'un septennat des «grandes ambitions» qui ont été un flop pour un nouveau septennat des «grandes réalisations.» Tout en promettant que dès janvier 2012, le Cameroun serait un pays quasi-entièrement en chantier, notamment pour ce qui est des projets structurants qui conduiraient le Cameroun à l'horizon 2035 au statut de pays émergent. Depuis janvier 2012, les Camerounais ne cessent de scruter l'horizon en vain puisqu'ils ne voient toujours rien arriver. Et déjà, il se susurre dans l'imagerie populaire que le Chef de l'Etat, Paul Biya les a une fois de plus fait des promesses fallacieuses. Comme c'était déjà le cas, avec «l'atteinte du point d'achèvement de l'initiative des Pays pauvres et très endentés» qui avait été présenté comme la fin des souffrances des Camerounais. Ou encore les «Grandes ambitions» qui n'ont été qu'une vue de l'esprit. Confortant ceux qui soutiennent que «les promesses politiques n'engagent que ceux qui y croient.» Cette situation de l'état zéro du démarrage effectif des «Grandes réalisations» a mis le Chef de l'Etat, Paul Biya dans un courroux dit-on sans précédent.

Outre l'absence de financement de certains projets et la rétention des enveloppes provenant du Contrat de désendettement et développement (C2d) conditionnées par la mise en place des avancées du processus électoral camerounais, à l'instar des financements de la Construction du 2è pont sur le Wouri et d'un boulevard à six voix (soit trois dans chaque sens) parallèle à l'axe-lourd Douala-Yaoundé; le président aurait appris que la plupart des projets structurants sont entachés de moult malversations. C'est le cas du projet de la construction du port en eau profonde de Kribi, du barrage hydroélectrique de Lom Pangar, la centrale de production du gaz domestique de Logbaba, la liste est loin d'être exhaustive. Mais aussi que certains membres du gouvernement du 9 décembre 2011 seraient impliqués dans plusieurs dossiers en instance dont la 2è phase de l'Opération Epervier devrait se saisir dans les tout prochains jours.

On cite, pas moins d'une dizaine de ministres: Louis Bapès Bapès (Ministre des enseignements secondaires), Jules Doret Ndongo (Ministre délégué au Minatd), Louis Paul Motazé (Secrétaire général des services du PM), Catherine Bakang Mbock (Ministre des affaires sociales), Biyiti bi Essam (ministre des postes et Télécommunication), Ama tutu Muna (ministre de la culture), André Mama Fouda (ministre de la santé publique), Basile Atangana Kouna (ministre de l'eau et énergie) et des anciens ministres Colbert Tchatat (ancien ministre du développement urbain), Messengue AVOM (ancien ministre des travaux publics en fuite):

Barthélémy Nzock | Aurore Plus

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Date de dernière mise à jour : 10/05/2012