CITOYENNETÉ: TOTAL CAMEROUN AU CENTRE D’UNE CABALE JUDICIAIRE ET SOCIALE

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La marginalisation, voire l’exclusion des anglophones fait partie de nombreuses dérives en contradiction avec les valeurs éthiques développées par la direction générale du groupe Total. Tout comme la gestion du contentieux sociale de cette multinationale au niveau des juridictions de base et à la Cour suprême du Cameroun semble receler de nombreuses contractions et combines… « L’intégrité de chacun de nos collaborateurs est essentielle pour garantir un comportement collectif exemplaire. C’est tout le sens de notre code de conduite. Nos principes d’action expriment cet engagement. L’intégrité vis-à-vis de l’entreprise et dans nos relations d’affaires passe par le rejet de la corruption sous toutes ses formes, l’évitement des conflits d’intérêts et du délit d’initié, et la protection de notre patrimoine et de nos ressources.» Ce principe édicté sous la conduite de Christophe Margerie, président directeur général du groupe Total, et défendu avec acharnement par Momar Nguer, président directeur général du Groupe Total d’Outre Mer, sonnerait comme un avertissement pour les responsables, à différents niveaux, de Total Cameroun. Car en ce moment où 2013 affiche ses projecteurs et que chaque entreprise, surtout les multinationales, se déploient pour réaliser davantage des bénéfices, un climat peu favorable à la rentabilité d’une société sévi actuellement au sein de Total Cameroun.

Procès interminables et connexions incestueuses

La gestion du contentieux de cette société en matière sociale est entourée de beaucoup de flou et cafouillage. Les responsables du service des affaires juridiques et du contentieux se seraient, selon des sources internes au sein de cette multinationale, inscrit dans une logique de diversion et de dilatoire permanent face aux différentes affaires sociales, notamment celles liées à des licenciements abusifs.

En complicité avec divers avocats engagés par la compagnie, ils utiliseraient leur proximité avec les membres du gouvernement et hauts dignitaires de la magistrature pour torpiller les procès opposant Total Cameroun à des tiers, plus particulièrement ses ex employés licenciés abusivement et dont la cause a été pris en considération par le juge sociale ou pourrait s’imposée à lui du fait du « caractère manifestement illégal des abus perpétrées par la Multinationale ». Un litige qui oppose un certain Agha Martin (déplacé pour Yaoundé, licencié et abandonné avec sa famille) à cette entreprise depuis une dizaine d’années fait partie des dossiers compliqués qui, chaque année, partent et reviennent sur la table du directeur général de Total Cameroun.Ils revendiquent, d’après des sources introduites à l’inspection du travail et au Tribunal de grande instance du Lom et Djerem à Bertoua, une somme de plus de 100 millions de Fcfa.

A côté de cette affaire se trouvent bien d’autres, notamment celle de David Macbou. Cet ex pompiste de Total Cameroun dont l’image avait été abusivement utilisé lors de la campagne publicitaire de cette entreprise dans le cadre de la Coupe du Monde 1994 aux Etats-Unis d’Amérique. Ce dernier sollicitent que la multinationale Total lui verse la somme de prés de quatre milliards de Fcfa pour droits à l’image. Mais comme dans la première affaire citée, on pose une pluie de question : Les cadres qui torpillent les affaires judicaires enclenchées contre Total Cameroun le font-ils de leur gré ou agissent-ils avec l’onction de la hiérarchie de cette multinationale ?

Pourquoi la Cour suprême du Cameroun reconnue pour son penchant en matière de défense des droits des travailleurs brille par un balbutiement inavoué dans les affaires impliquant Total Cameroun ? Le haut gradé de la magistrature en service dans cette juridiction et certains dignitaires du régime de Yaoundé ont-ils des intérêts dans cette société ou ont-ils introduit des protégés comme employés ou prestataires de service ? Existent-t-il dans les habitudes de Total des pratiques discriminatoires et d’exclusion en contradiction avec les valeurs éthiques prônées par la direction général du groupe Total ? En clair, pourquoi certains groupes ethniques ou sociologiques du Cameroun, en occurrence les anglophones, n’ont pas de place ou jouissent de très de considération dans cette multinationale ?

Les mouvements anglophones contre la multinationale

Cette question constitue l’une des préoccupations des mouvements pour la défense de la cause anglophone au Cameroun. Dans les milieux des militants et des leaders d’opinion opposés à la marginalisation anglophone sur l’ensemble du territoire nationale, la société Total Cameroun est indexée comme une société leader en matière de discrimination et d’exclusion à l’endroit des ressortissants de l’ex Cameroun Britannique.

Ces militants de la cause de cette minorité linguistique sont autant confortés dans leur position que dans les deux régions du Nord-Ouest du Sud-Ouest aucun des gérants des stations Total n’est anglophone. Ils sont juste réduits à jouer le rôle de pompistes, quelque soit leur compétence et leur capacité à être travailleur proactif. Quelle négation de l’autre du simple fait de sa langue ! Alors qu’il est constant au niveau de la Direction général du Groupe Total que : « Dans tous les pays où le groupe est implanté, Total fait connaitre, partager et appliquer par ses collaborateurs des principes d’action et de comportement. Ces derniers sont- fondés sur des valeurs de respect, de responsabilité, d’intégrité et d’exemplarité.

Pour mettre en œuvre cette démarche éthique, des moyens importants sont déployés dans le domaine de la sensibilisation, de la formation, de l’évaluation et du reporting. Ces moyens sont déployés à l’attention des collaborateurs du groupe et peuvent concerner les parties prenantes externes de l’entreprise comme les communautés locales, les fournisseurs ou les prestataires de services. »

George ACHA, Bamenda-Cameroun.

camerbe

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