Cameroun - UPC: Poursuite des luttes de leadership

Décidément l’unité au sein de la formation de Ruben Um Nyobe, n’est pas pour demain. C’est le 10 Avril 1948 que l’Union des Populations du Cameroun a vu le jour dans la mouvance nationaliste. Le fondateur de ce parti n’avait pas imaginé un instant que ses camarades s’entredéchireraient un jour à cause des intérêts égoïstes. Malheureusement, c’est ce à quoi on assiste aujourd’hui après 64 ans d’existence.

On croyait qu’à la faveur de la résurgence du multipartisme en 1990, un vent nouveau avait soufflé dans les rangs de cette prestigieuse formation politique qui sur le plan historique n’a rien à envier aux autres partis nationalistes africains. Battu aux législatives de 1992 par les partis de l’opposition, le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) s’est accroché à l’UPC pour bâtir une majorité à l’Assemblée Nationale.

A l’époque, cette alliance contre nature a renforcé la division des upécistes puisqu’on s’est retrouvé plus tard avec deux tendances. On se souvient encore de l’UPC Kodock et l’UPC Ndeh Ntumuzah. Ces fils de la même famille ont passé des années à se regarder en chien de faïence. Après la disparition des leaders cités plus haut, tout le monde s’attendaient à l’union sacrée au sein de l’Union des Populations du Cameroun. Mais les habitudes ayant la peau dure, jusqu’à présent les lignes de la zizanie n’ont pas du tout bougé. Les uns et les autres continuent de se réfugier derrière leur orgueil. D’un côté, on retrouve Adolphe Papy Ndoumbé (originaire du Littoral) qui se réclame comme étant l’héritier d’Augustin Frédéric Kodock. Ce dirigeant qui est le soutien du peuple Bassa a été élu au poste de secrétaire général du parti lors du congrès de l’UPC tenu à Douala, les 17 et 18 Avril 2012.

Nombre d’observateurs ont dit que les assises de la capitale économique avaient enterré les dissensions. De l’autre, Ernest Ouandji (originaire de l’Ouest) qui s’est retrouvé isolé en mai dernier au meeting de Bafoussam, parce que beaucoup de cadres ont boycotté la rencontre. Le ressortissant des Hauts Plateaux n’a jamais digéré cet affront.

Plus tard, il a organisé un séminaire à Kribi jusque-là les autres grosses pointures de l’UPC ne l’ont pas suivi dans sa démarche. On continue à naviguer les eaux troubles de la guerre de positionnement. Chacun estime qu’il est de la vraie UPC. D’ailleurs Papy Ndoumbé soutient qu’il n’y a pas deux UPC et que les dirigeants jusqu’à nouvel avis sont ceux désignés à Douala en Avril dernier.

© Lucien EMBOM | Cameroon-Info.Net

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