Cameroun: Un investisseur français au palais de l’Unité

Gateway. Un mot anglais qui signifie, au sens littéral, ouverture de porte. En informatique, le vocable désigne un dispositif destiné à connecter des réseaux de télécommunication ayant des architectures différentes ou des protocoles différents, ou offrant des services différents.

C’est pour prendre connaissance l’offre d’une installation de ce type que le ministre, secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh, a reçu hier, au palais de l’Unité, au nom du chef de l’Etat, Didier Pagnoux, président d’un groupe français, ERCOM-XTEL, opérant dans le domaine des télécommunications.

L’enjeu d’une acquisition de cette nature est bien plus compréhensible pour ceux pour qui ce domaine des nouvelles technologies demeure flou. Selon les explications de Didier Pagnoux qui s’est confié à la presse, à l’issue de l’audience, le gateway présentera pour notre pays un double avantage.

Il s’agira, premièrement, de s’assurer des recettes à partir des communications internationales, en récupérant la juste part revenant à l’Etat dans les échanges. Lesquels, selon ses explications profitent, pour l’heure, aux seuls opérateurs internationaux, alors que c’est l’Etat qui développe les réseaux de communication. Précision de taille, selon le promoteur, ni le citoyen camerounais ni l’opérateur de la téléphonie au Cameroun y perdront un seul radis…

Bien au contraire, et c’est là où se trouve le second avantage d’un gateway : l’Etat disposera d’un outil pour combattre les fraudes sur les réseaux des communications, ce qui permettra des gains plus substantiels pour les opérateurs établis et pour l’Etat. En clair, si le Cameroun avait disposé d’un gateway, le piratage de la fibre optique de Camtel qui a défrayé la chronique, il y a quelques mois, n’aurait pas été découvert par hasard. Sous cette lumière, le gateway apparaît ainsi comme un dispositif avantageux. Didier Pagnoux révèle qu’un grand nombre d’Etats sont en train de l’adopter.

© Cameroon Tribune

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau

Date de dernière mise à jour : 20/12/2012