Cameroun - Transport urbain : Le certificat de capacité désormais exigé aux mototaxis

Le ministre des Transports (Mintrans) vient de signer un arrêté dans ce sens. C’est l’arrêté n°0314/A/Mint du 9 aout 2013 fixant les conditions et les modalités d’obtention du certificat de capacité de la catégorie mototaxi.

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L’arrêté est pris en application des dispositions de l’article 11 du décret n°2008/3447/Pm du 31 décembre 2008. Le texte signé de Robert Nkili donne les détails sur la formation et l’examen préalables à effectuer en vue de l’obtention du document. Tout comme les conditions de délivrance et de renouvellement du certificat. D’après les termes de cet arrêté, l’obtention du certificat de capacité de la catégorie Mt est subordonnée à une formation préalable, laquelle s’effectue dans une auto-école agréée. « Les modules de formation à l’éducation civique et à la citoyenneté sont définis en liaison avec les ministères en charge de l’éducation civique et de la formation professionnelle », précise l’article 3 dudit texte. Pour ce qui est de l’’examen proprement dit, le texte apprend qu’il obéit aux mêmes conditions que celles prévues pour l’obtention du permis de conduire de la catégorie A. Le dossier de candidature à cet examen comprend sept pièces, dont une copie de permis de conduire de la catégorie A, un certificat médical datant de moins de trois mois, un justificatif de paiement des frais d’examen s’élevant à 3000 FCfa et un extrait de casier judiciaire.

Le jury de cet examen, au niveau départemental, est présidé par le délégué départemental des Transports. Ce dernier est assisté de sept membres. Entre autres, le représentant du sous-préfet, du maire de la commune concernée, de la gendarmerie. Aux termes de l’article 9 de l’arrêté susvisé, la validité du certificat de capacité de la catégorie Mt est de deux ans. « Le titulaire d’un certificat de capacité de la catégorie Mt dont la validité a expiré peut en obtenir le renouvellement pour la même durée », complète l’article 10 dudit texte. Précision de taille, le renouvellement obéit aux mêmes conditions que celles de l’établissement.

Donc, réunir encore sept pièces. Le gouvernement avance lentement, mais surement sur le chemin de l’assainissement de ce secteur d’activités, qui est devenu une véritable menace pour la paix sociale au regard de sa gamme variée de travers. Le 12 août 2013, Cameroon Tribune a publié un décret signé par le Premier ministre camerounais, Philémon Yang, le 30 juillet dernier, fixant les conditions et les modalités d’exploitation des motocycles à titre onéreux. Désormais, comme l’a relevé l’agence Ecofin, l’accès à la profession d’exploitant de mototaxi, le « Bendskin », est subordonné à l’obtention de neuf pièces.

Entre autres, la licence spéciale de transport de catégorie S2, la carte de transport public routier par motocycle exploité, la carte de contribuable, la police d’assurance en cours de validité. Bien plus, toute mototaxi, au sens du nouveau texte, devra, avant sa mise en circulation, être immatriculée par les services territorialement compétents du ministère en charge des Transports et posséder un numéro d’identification attribué par la commune du ressort du lieu d’exploitation. Pour l’exploitation, tout Bendskin devra également disposer de 11 équipements et accessoires.

Il s’agit d’un réservoir de carburant peint en jaune, un casque de protection pour le conducteur, un casque pour le passager, un trousseau de dépannage, un pare choc avant et arrière, etc. Le nouveau texte oblige aussi les conducteurs de ces engins à deux roues à porter le gilet dont la couleur sera déterminée par la commune du ressort d’exploitation. Dans l’ensemble, il s’agit de 15 articles qui viennent modifier et compléter les dispositions du décret du 31 décembre 2008 fixant les conditions d’exploitation des motocycles à titre onéreux. Le certificat de capacité vient compléter ce puzzle.

© La Nouvelle Expression : Hervé B.Endong

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