Cameroun: Thierry Ntamack, un cinéaste engagé

Auteur d’une dizaine de films longs et courts métrages, le jeune réalisateur a réussi à inscrire son nom dans le panthéon des acteurs de renom camerounais.

Cela fait quelques années déjà que l’opinion nationale réclame la mise en place d’une véritable stratégie de production et de distribution des oeuvres cinématographiques. Que ce soit la qualité des oeuvres produites ou encore le système de production, l’on n’a toujours reproché à nos artistes de n’être pas suffisamment compétitifs à l’international. Hors, il y a plusieurs années, le pays bénéficiait d’une industrie cinématographique de renom et appréciée au-delà de ses frontières. Cette position était certainement la conséquence d’un travail acharné de pionniers comme  Jean Pierre Dikonguè Pipa et Jean-Marie Teno.
Il reste quand même des ténors qui se battent pour relever le niveau. On peut citer des noms comme Bassek Ba Kobhio, le promoteur des Ecrans noirs (l’un des grands festivals de cinéma de la sous-région), Jean Pierre Bekolo, Ghislain Fotso, Ebenezer Kepombia, pour ne citer que ceux là. Ce sont des réalisateurs qui sont crédités d’un professionnalisme qui participe à faire évoluer la machine.

Au coeur Auteur d’une dizaine de films longs et courts métrages, le jeune réalisateur a réussi à inscrire son nom dans le panthéon des acteurs de renom camerounais. Cela fait quelques années déjà que l’opinion nationale réclame la mise en place d’une véritable stratégie de production et de distribution des oeuvres cinématographiques. Que ce soit la qualité des oeuvres produites ou encore le système de production, l’on n’a toujours reproché à nos artistes de n’être pas suffisamment compétitifs à l’international. Hors, il y a plusieurs années, le pays bénéficiait d’une industrie cinématographique de renom et appréciée au-delà de ses de ce réseau de réalisateurs qui se meuvent pour faire évoluer les standards, il y a Thierry Ntamack, un jeune talentueux qui a décidé de prendre les choses en main. Il ne bénéficie peut-être pas de la même notoriété que les acteurs de “Hollywood” aux Etats Unis ou de “Nollywood” au Nigéria, pourtant il va falloir compter avec ce féru si l’on souhaite rattraper les pays comme la Côte d’Ivoire ou le Sénégal.

Lorsqu’il fait son entrée en 2011 avec son premier court métrage dénommé : “ sur la route d’un ange”, il déclare vouloir  redonné au cinéma camerounais, ses lettres de noblesse. Il met alors en place une stratégie autour d’un concept qu’il nomme “ le cinéma au prix d’une bouteille de bière”. Le jeune pense que le premier problème auquel le cinéma fait face, c’est le pouvoir d’achat qui limite l’accès des jeunes. Il met alors en place ce concept qui va faire naître plusieurs métrages à l’instar de: “Le Blanc d’Eyenga” (un long métrage qui a connu un franc succès au pays et même à l’international) et Psikoz , son film d’école. Thierry Ntamack est reconnu comme l’un des seuls cinéastes qui a réussi à allier la technologie aux meilleurs acteurs du pays, et cela se vérifie à travers le film “la patrie d’abord” qu’il vient fraîchement de mettre sur le marché. Un film qui appelle le peuple tout entier à rendre hommage aux soldats actuellement en guerre contre le terrorisme.

 

Simon Mbelek

 

237online.com

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