Cameroun - Socam: Odile Ngaska victime de déstabilisation

Au cours d'un soi-disant conseil d'administration extraordinaire, des détracteurs de la PCA de la société camerounaise de l'art musical ont affirmé l'avoir viré. Une éviction sans fondement qui a pourtant fait la une des journaux camerounais cette semaine.

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L'on peut dire sans risque de se tromper qu'aujourd'hui au Cameroun, personne n'aime voir quelqu'un qui travaille dans le respect de la norme et des procédures en vigueur bien faire son travail sans que des détracteurs ne se mettent sur ses traces. Odile Ngaska qui est celle qui a révolutionné le droit d'auteur au Cameroun non seulement par le paiement régulier des droits aux artistes, mais aussi par la construction d'un siège propre à une structure de gestion des droits d'auteurs est victime de sabotage. Son travail qui ne passe pourtant pas inaperçu est tout le temps remis en question par une catégorie d'artistes qui ne veulent que sa place. Seront-ils à la hauteur des attentes des artistes? feront-ils honneur à la défense des droits des artistes comme le fait l'actuel PCA de la SOCAM? Il va de soi que non. Au lieu donc de jumeler leur effort à celle de la PCA, ils se contentent de produire et le faire entendre partout que celle-là qui a été légalement désigné comme patronne du droit d'au¬teur au Cameroun est aujourd'hui viré de la SOCAM.

UN SABOTAGE GRATUIT!

Jeudi 18 juillet, certains membres du conseil d'administration de la SOCAM se réunissaient de manière illégale et édictaient un ensemble de dispositions nulles. Dans la salle de la SOCADAP, ils se sont permit de «destituer» illégalement la PCA. Comment comprendre qu'une réunion d'une telle envergue se tient en l'absence de la présidente? Une présidente pourtant élue au cours d'une Assemblée générale pour un mandat de 3 ans qui prendra fin le 11 juin 2014. Présidé par Messi Ambroise et quelques administrateurs principaux parmi lesquels Moussa Haissan, Eteme Ferdinand, Tonny Ngon, Charly Nelle, la réunion avait pour but de faire savoir que la PCA avait détourné de l'argent et par conséquent le conseil la virait de ses fonctions.

Moussa Haissan a donc été désigné pour assurer ses fonctions de PCA et de DG. Car il faut le préciser, il y'a quelques semaine ce même groupe avait destitué le Directeur général de la SOCAM. Odile Ngaska est aujourd'hui accusé par ce groupe d'avoir détourné de l'argent alors que le PCA ne gère pas les liquidités? Comment a-t-elle donc pu opérer pour le faire? Aucun élément légal n'a été mis à la disposition des uns et des autres pour établir la culpabilité de Mme Ngaska. Aussi pourquoi s'être abstenue de prévenir la PCA de l'organisation d'une telle rencontre.

Preuve que tout cela va largement au-dessus des problèmes dont on veut bien faire croire au public. Car en vrai il ne s'agit ni prou ni moins que d'une campagne de sabotage. Mais dans son calme légendaire que l'on connait, Odile Ngaska va faire comme le petit Jésus, c'est-à-dire continuer sa mission quoi qu'en disent les jaloux. Tout cela dans le but de redorer le blason du droit d'auteur au Cameroun et surtout de davantage valoriser l'artiste et lui donner des raisons de croire encore en son métier... Affaire à suivre

© L.C.N | L'Epervier

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