Cameroun - Sénat : Fru Ndi refuse d’être nommé après sa défaite …

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Au cours d’un point de presse tenu le 29 avril 2013 à Bamenda, le leader de l’opposition a annoncé qu’il rejetterait toute désignation par décret le concernant.

« Je suis un homme politique et je dois aller au Sénat à la faveur d’une élection et non par une nomination du président Biya ». C’est cet argument que le Chairman du Sdf a lancé aux journalistes réunis au cours du point de presse qu’il a donné en sa résidence de Ntarikon à Bamenda, d’après le site d’informations CameroonJournal. Donné perdant dans la région du Nord-Ouest où il a tenté de défier la liste du parti au pouvoir conduite par l’ancien Premier ministre Simon Achidi Achu, l’homme du « Sofa don finish » accuse ainsi le coup. Dans ce fief électoral où son parti n’a jamais perdu aucune élection depuis le retour au multipartisme, il était donné favori.

Au soir du 14 avril 2013 et au vu des premières tendances le donnant perdant, le Sdf avait même tenté de saisir la Cour Constitutionnelle en recours contentieux. Il s’est rétracté par la suite. Au motif que, a-t-il justifié au cours de la rencontre d’hier, il ne voulait plus apparaître devant la Cour pour un contentieux alors même que toutes les contestations qui avaient été formulées à la suite de l’élection présidentielle de 2011 ont été rejetées. S’il reconnait sa défaite, Fru Ndi se refuse cependant à parler d’une quelconque humiliation. «Le Sdf n’a jamais perdu dans la région du Nord-Ouest.

Cette région demeure le fief du parti. Ce n’est pas parce que nous n’y avons pas de sénateurs aujourd’hui que les gens doivent penser que le siège du parti va être transféré ailleurs», a-t-il ajouté, d’après des propos rapportés par nos confrères de CameroonJournal. Il s’est cependant dit prêt à accepter toute autre nomination qui ne serait pas ministérielle. Dans un dossier publié le 17 avril 2013, La Nouvelle Expression relevait déjà l’hypothèse que le leader historique de l’opposition rejette toute nomination au Sénat. Car cette dernière perspective «entamerait l’auréole de la légitimité électorale qui aurait pu signer d’un éclat particulier l’entrée au parlement de John Fru Ndi».

A la place, lui qui ne ferme pas la porte à toute nomination, pourrait voir s’activer, à son bénéfice, le dossier relatif à la confection d’un statut à l’opposition. S’il venait à ne pas être «entendu» du pouvoir, Ni John Fru Ndi pourrait tout aussi bien se présenter aux prochaines élections sénatoriales ou présidentielles, théoriquement prévues en 2018. Il aura alors 77 ans.

© La Nouvelle Expression : Serge-Lionel Nnang

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