Cameroun - Sécurité: Comment Paul Biya a mis sous pression le Délégué Général à la Sûreté nationale, qui a lancé l’Opération «Toile d’Araignée»

Grâce au lancement de cette opération, quatre femmes kamikazes ont été neutralisées le 22 juillet dernier dans la ville de Mora (Extrême-Nord).

L’Opération «Toile d’Araignée» a déjà commencé à produire des résultats, notamment dans la partie septentrionale du Cameroun. À en croire l’hebdomadaire La Nouvelle Presse de ce lundi 27 juillet 2015, cette opération a permis de « neutraliser jeudi dernier 4 femmes kamikazes d’origine nigériane qui s’apprêtaient à faire exploser leurs ceintures de bombes dans la ville de Mora ».

Face à la nouvelle tournure que prend la guerre contre Boko Haram, il s’agit, comme l’explique le journal, de « renforcer les moyens d’action des services de renseignement qui devraient à la fois localiser les officines de fabrication des bombes artisanales et identifier les éventuels artificiers d’Abubakar Shekau qui assurément sont sur le sol camerounais ».

Plus précis, l’hebdomadaire abreuvé à une source militaire fournit des dates du début de ce déploiement « à quoi s’attèlent les services de renseignement depuis le 3 juin 2015, après l’interpellation sur le pont de Ngueli de deux femmes présentées comme les épouses de Bana, le bras droit d’Abubakar Shekau. Ce jour-là, alors qu’elles voulaient entrer à Kousseri à bord d’une Toyota Tercel de couleur verte, elles ont été interpellées par les forces de sécurité camerounaises qui auront auparavant découvert, en fouillant ledit véhicule, 2 armes lourdes et 6000 munitions de Mag (mitraillette à gaz). Leur audition dans les services de renseignement va permettre par la suite de mettre la main sur le nommé Bana, un ressortissant camerounais de Fotokol présenté comme le bras droit d’Abubakar Shekau ».

Le journal ajoute que d’autres femmes kamikazes, « environ 11, avaient quant à elles réussi à se fondre dans la masse de certaines localités du septentrion camerounais. En haut lieu, où on est au courant de ces informations depuis plus de 2 semaines, il se dit que les deux femmes ayant commis le 23 juillet dernier les attentats suicides de Maroua, faisaient partie de ces 11 kamikazes déjà sur le sol camerounais ».

Toutes choses qui ont poussé le chef de l’Etat Paul Biya à mettre sous pression les responsables de sécurité nationale. « Selon des sources exclusives de votre journal, poursuit La Nouvelle Presse, après le double attentat-suicide de Maroua jeudi dernier, Martin Mbarga Nguélé le Délégué Général à la Sûreté nationale, aurait été mis à rude épreuve par les incessants coups de fil du chef de l’Etat en personne. Sous l’égide du président Paul Biya, les hauts responsables de la police et de la défense ont ainsi mis au débotté une opération dite « Toile d’Araignée».

Optimiste, le journal note qu’en matière de guerre de renseignement, « l’expertise du Cameroun est avérée », puis s’interroge sur le casting : « Un expert comme le commissaire divisionnaire Léon Mbia Meka, bien qu’à la retraite, ne viendrait-il pas prêter main forte aujourd’hui que, plus que jamais, son pays a besoin de son savoir-faire » ?

© Esther AYISSI (Stagiaire) | Cameroon-Info.Net

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