Cameroun - Port Autonome de Douala: une dizaine de cadres traduits au Contrôle supérieur de l’Etat

Le Quotidien Emergence dans son édition du 25 février 2016 révèle qu’une dizaine de hauts cadres du port autonome de Douala (Pad) en service, en retraite ou « en fuite » comme Manguieb Abel ont été servis d’une décision du Conseil supérieur de l’Etat (Consupe). Une affaire qui fait moins de bruit dans le milieu portuaire. Le journal mentionne qu’il y’aurait des incongruités et de nombreuses zones d’ombre dans cette décision.

Premièrement comment comprendre qu’une décision signée depuis 2013 par l’ancien ministre, délégué à la présidence, chargé du Consupe Henri Eyebe Ayissi ne soit servie qu’aux concernés en février 2016. Soit trois ans plus tard. « Est traduit devant le Conseil de discipline budgétaire et financière pour répondre des irrégularités de gestion présumées, relevées et mises à sa charge dans le cadre du rapport de la mission spéciale de contrôle et de vérification de la gestion du Pad (Port autonome de Douala) au titre des exercices 2008, 2009 et 2010 et du 1ertrimestre de l’exercice 2011 », peut-on lire dans chacune des décisions dont précise le journal « les originaux seraient parvenus au Pad il y’a quelques jours ». Des décisions qui indexent entre autres Mbarga Mbarga, Maurice Djoko, Nyemeck déjà retraitée,  Manguieb Abel « en fuite ».

Toutefois il faut relever que certains des cadres indexés ne se reconnaissent pas dans les actes qui leur sont reprochés. Pour certains il s’agit du poste qu’ils occupaient à l’époque et pour d’autres le fait qu’ils soient en retraite. « Je n’ai jamais occupé ce poste », déclare un des cadres contactés par le Quotidien Emergence.

Le journal fait savoir qu’on « peut aussi se rendre compte à la lecture du rapport n°0396/L/Pr/consupe/Sg/Diep/du 07 décembre 2011 » qu’à l’époque le directeur des ressources humaines toujours en poste y était incriminé. Mais aujourd’hui son nom ne figure pas dans la décision servie aux autres. Pourtant le fait que lui reproche le rapport est « recrutements fantaisistes avec de faux diplômes ».  D’où la contestation et l’indignation de certains cadres visés par la décision qui ne comprennent rien de cette affaire. « Je reçois cette décision, je n’ai même jamais reçu une mission du Consupe lorsque j’étais en poste », affirme un qui requiert l’anonymat.

Toutefois au sujet de la procédure des inspecteurs d’Etat sous anonymat indiquent qu’il est possible qu’une décision signée en 2013, soit servie en 2016. Ils brandissent le cas de la Cameroon radio television (CRTV). Le travail du chef de mission va être de déposer le rapport et après son exploitation, le faire parvenir à la présidence de la République. Il peut même aussi revenir au Consupe avec de nouvelles orientations. Ce qui manifestement semble être le cas dans cette affaire.

Liliane J. Ndangue

 

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