CAMEROUN - OTAGES DE DABANGA : 16 ÉTRANGERS ARRÊTÉS

tanguy-moulin-fournier-dr-le-par-ne-600-2.jpg

Neufs nigérians et sept tchadiens dont une femme ont été arrêtés dans la nuit de vendredi à samedi à Dabanga après l’enlèvement de 7 français le 19 février dernier.

C’était au cours d’une rafle organisée par les forces camerounaises du maintien de l’ordre qui ont encerclé le village Dabanga. C’est après une fouille minutieuse opérée maison par maison que les 16 étrangers ont été embarqués pour défaut de pièce d’identité et de permis de séjour au Cameroun et reconduits à la frontière avec leur différents pays. Leur présence au Cameroun est attribué à la porosité des frontières mais aussi et surtout certains ces derniers mois à la gratuité de la carte nationale d’identité offerte a la population pour maximiser les inscriptions sur les listes électorales.

A Dabanga, c’est un silence de mort qui règne sur le village placé sous haute surveillance militaire depuis la prise d’otage de français. Les habitants terrorisés ne sortent pratiquement pas leur maison.

Rendu à son cinquième jour, on n’a toujours pas de nouvelles des otages qui n’ont toujours pas encore été localisées. Le rapt n’a toujours pas été revendiqué. Selon nos sources, les touristes français n’avaient pas pris assez de précaution pour se rendre sur les sites touristiques. Ils auraient pu se faire escorter par les éléments du Bataillon d’intervention rapide (Bir) sur simple demande. C’est une formalité de routine adoptée par les forces de sécurité camerounaises pour assurer le maintien de l’ordre. Compte tenu de nombreuses prises d’otages enregistrés dans les régions septentrionales depuis plus d’une décennie. Il ne se passe pas un mois sans qu’un enlèvement ne soit signalé dans les 3 régions selon la même source. La plupart des otages sont des enfants des éleveurs qui payent de fortes sommes pour libérer leur progéniture. Malheureusement, plusieurs cas se soldent par la liquidation pure et simple des otages.

Faute de convention de droit de poursuite sur le sol nigérian, les actions des forces du maintien de l’ordre camerounaises restent limitées à la frontière camerounaise.

© leseptentrion.net : Célestin Tabouli

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau