Cameroun - Opération Epervier: Yaoundé disposé à faire évacuer Marafa à l’étranger

De passage pour la énième fois à l’hôpital, l’ex ministre d’Etat pourrait bénéficier d’une évacuation sanitaire en Europe si les derniers examens effectués par ses médecins sont toujours négatifs.

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L’entourage familial de Marafa Hamidou Yaya le ressent comme une bonne nouvelle. Le ministre de la justice qu’il a saisi, par la voie de son porte parole, un élu de la Bénoué, pour une demande d’évacuation sanitaire vers une formation hospitalière plus équipée en Occident a indiqué qu’il n’y trouve aucun inconvénient si au bout des NOUVEAUX examens effectués depuis le nouvel internement de l’ex ministre au Chu de Yaoundé, les médecins traitant ne sont pas toujours capables de dresser un diagnostique précis de l’état de santé pour le moins déclinant du ministre Marafa.

En d’autres termes, si ses médecins ne « trouvent toujours rien » - selon l’expression triviale consacrée dans les milieux sanitaires- après les examens consécutifs à la rechute du détenu, le 23 juillet 2014, ils devraient l’indiquer au ministère de la justice pour qu’à leur tour, les pouvoirs publics assurent les diligences pour une meilleure prise en charge de l’ancien ministre. Une grande première. Si le mystère persistait sur l’identité précise des affections dont souffre le ministre Marafa condamné à 25 ans de prison et détenu depuis 2012, il pourrait bénéficier d’une évacuation sanitaire vers l’Occident. Ce vœu avait déjà été formulé par son épouse Jeannette sur les antennes de Rfi.

De Paris, elle disait en larmes avoir peur pour la santé de son époux et en appelait à l’intervention des président Obama et Hollande et à la magnanimité de Paul Biya, le président camerounais pour que son mari ait droit à de meilleurs soins. Laissant également croire que la famille et les médecins traitant n’avaient pas une idée claire de la nature des affections dont souffre ce détenu. « Je suis inquiète pour deux raisons : la première raison c’est que s’il lui arrivait d’avoir la fièvre au point d’être hospitalisé, cela veut dire que c’est très grave. Or il y a quelques années, Monsieur Marafa a fait comme celle-là et a dû être évacué parce qu’il faisait un palu cérébral.

La deuxième raison : c’est qu’on me dit qu’il aurait des problèmes de reins. Je suis plus inquiète », s’est en effet alarmée Jeannette Marafa sur Rfi le 4 juillet dernier. Revenu au Chu de Yaoundé, le 23 juillet 2014, pour un nouvel internement après celui d’une semaine entamé le 30 juin dernier, les médecins ont décelé chez ce patient particulier, une fatigue générale, des troubles stomatiques qui viennent se greffer à des troubles visuels et un paludisme qu’on dit cérébral.

© R. N. T. | Le Messager

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