Cameroun/ Niat Njifenji Marcel:" Je suis l´un des zélateurs de la politique de Paul Biya"

Quelques minutes seulement après son élection au perchoir du sénat, Niat Njenfi Marcel, a accordé sa première interview á la presse.

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C´est un homme surpris, ému et fidèle à l´homme du 6 novembre 1982 que camer.be vous invite à découvrir dans cet entretien.

Vous êtes depuis ce mercredi 12 juin 2013, le tout premier président du sénat camerounais. Combien auront duré vos émotions après avoir été élu premier président du sénat au Cameroun?

Des émotions contenues quand même. C´est une chose qui n´est pas vite acceptée car, cela paraissait tout d´abord impossible. En fait, cette notion d´impossibilité ne devrait pas avoir lieu car, quand on fait de la politique et je suis dans la politique depuis un certain temps derrière son excellence Paul Biya. Je suis l´un des zélateurs de sa politique de longues dates. J´ai été depuis de longues années, délégué du RDPC pour la province de l´Ouest. Je suis donc un acteur politique de longue date et en politique tout peut arriver, pour autant qu´on reste fidèle aux idéaux qu´on a toujours défendus et que je continue toujours à défendre les idéaux du RDPC.

Quand vous dites émotions, est ce que cela veut dire la surprise? Vous ne vous y attendez pas. Est-ce que vous y avez pensé quand même un jour?

Il faut quand même dire que c´est un grosse surprise quand on regarde l´échiquier politique de notre pays, quand on regarde le nombre de valeurs qui bouillonnent, qui travaillent dans le RDPC et qu´on émerge à la première place c´est quand même quelque chose qui tient du sort. Et pour nous chrétien, on s´en remet au Dieu qui a guidé les hommes à faire ce choix sur nous.

Vous aviez quand même quelques prémisses?

Il me semble que, sortant de mon champ, de ma ferme, assurer une telle tâche était déjà une très grande tâche pour moi. Mais Il comptait sur moi; il m´a demandé de le faire, je l´ai fait avec dévouement. Aujourd´hui, il m´appelle à cette première chambre du sénat, les mots me manquent. Je lui dis tout mes remerciements moi et ma famille. Aujourd´hui, je ne vais pas parler d´engagement politique car tout le monde sait que je suis quelqu´un engagé politiquement au RDPC pour la réalisation des grandes ambitions. En ce moment, sur ce coup, c´est d´abord l´émotion qui m´étouffe. C´est cette émotion que je voudrais faire partager à tous ceux qui ont toujours cru en moi, à tous ceux qui ont toujours pensé que je valais quelque chose.

Déjà votre nomination comme sénateur n´a pas fait naître en vous quelque ambition, quelque prémisse que ce soit?

En toute vérité, quand j´étais nommé par le président, sénateur, je me suis dis qu´il avait trop fait pour moi. Ma modestie m´obligeait à penser que c´était déjà le summum pour moi à ce moment-là.

Que représente pour vous cette journée du mercredi 12 juin 2013?

Je pense que m´appeler à une telle fonction m´amène à croire qu´il continue encore à penser que je peux apporter quelque chose dans la politique comme dans la technique, un peu comme dans le fonctionnement de la Sonel que j´ai créée avec lui il y a de longues années.

Être la 2ème personnalité du pays, qu´est-ce que cela change dans votre vie?

Il faut que je sois modeste et que je considère que, cette place est une place auprès de quelqu´un que le pays tout entier a mis devant pour assumer le destin de ce pays.

Comme président du sénat, est-ce que ce n´est pas un lot de consolation parce que la liste RDPC avait été annulée à l´Ouest pendant les sénatoriales?

Ecoutez, j´en suis pas á faire ce genre d´analyses. Je pense qu´en politique à mon niveau, je n´ai pas toutes les données pour pouvoir porter des jugements de valeurs.

Monsieur le président, comment est-ce que vous entendez mener votre mission?

Il est trop aujourd´hui pour que je puisse vous dire que je ferai ceci ou je ferai cela. D´abord, il faudrait que je connaisse bien l´échiquier politique de notre pays. Si dans mon secteur technique je pense avoir maîtrisé les choses en son temps, il y a quelques années quand même. Je suis à la retraite depuis un certain temps, des choses peuvent m´échapper sur la conduite des affaires techniques. Mais, sur le plan politique j´ai beaucoup à apprendre en écoutant, en regardant faire les autres en coopérant. Dans une affaire comme celle-là, ce qui est important, c´est de travailler avec les autres et je pense que j´ai cette disposition naturelle de coopérer, de travailler avec les autres. Merci monsieur le président. Félicitations! Merci.

© crtv-radio(entretien) : Issa-Behalal/camer.be

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Date de dernière mise à jour : 13/06/2013