CAMEROUN : NE TOUCHE PAS À MON PEUPLE!

tract-marafa240512300-1.jpg“Le Cameroun est un pays qui nous fera finalement voir de toutes les couleurs !” S’exclame un ami éberlué après avoir lu les sagas insomniaques empruntes de gérémiades de tous ces dignes “croqueurs à belles dents de la fortune publique” une fois les grilles du palais carcéral de Nkondengui franchies.

Si certains détenus aussi volubiles que prolixes comme l’écrivain national ont tôt fait de cracher dans la soupe dont ils ont longtemps abreuvée le peuple en le naguant au passage, d’autres avec moins de panach par contre essaient d’attirer sur eux la compassion et la sympathie nonobstant de louds faits accablants qui pèsent sur eux et que la justice et elle seule saura mettre en exergue au moment venu.

Dans cet univers devenu scène politico judiciaire dans laquelle certains protagonistes confondent très facilement les prétoires aux plateaux des médias pour ne pas parler de la rue publique,la justice apparait aux yeux des plus crédules comme étant baffouée. Car faute d’une solide argumentation défensive, et nantis d’une incapacité cinglante à apporter aux magistrats et juges le débat contradictoire et des preuves qui tordent le cou à toutes les accusations portées contre eux, un appel de pied, voire de coeur et dirrigé vers ce peuple, qui ignoré encore hier, méprisé et anéanti davantage aujoud’hui ,pour qu’il se constitue juge moral tout au moins. Que c’est dingue me diriez vous!

Pourquoi oublie t on si vite dans cette pauvre rue publique? Toute personne inculpée a droit à un procès équitable. C’est cela même le sens de la justice devant laquelle tout le monde devrait placidement se soumettre et en laquelle tout le monde devrait avoir foi si tant est que celui qui ne se reproche de rien n’a aucune raison de trembloter comme une feuille morte subissant les douces caresses d’une brise matinale. De Marafa à la charmante Marlène Emvoutou qui du fond de sa cellule commence à commettre des correspondances moroses axées sur la mise en avant des faits personnels à caractères suggestifs pour tenter par des tours de passes-passes à clamer son innocence devant des faits qui lui seraient étrangers, force est de constater qu’il n’ya que des morveux pour éprouver cet envie pressente de se moucher. Cependant toutes ces personnes mise en cause oublient un tout petit détail: LA RUE N’EST PAS ET NE REMPLACERA JAMAIS UN PRETOIR.

Déverser son venin, cracher sa hargne ou tout simplement rechercher des soutiens fussent-ils psychologiques au sein d’un peuple ou d’une rue publique qui n’a que dalle des égoistes égarrements managériaux de certaines personnes mises en cause dans des affaires concernant les atteintes à la fortune publique n’a rien de pire que faire des pieds de nez à ce pauvre peuple mais pourtant très valeureux.Une telle attitude trahirait cette facon lache, pas du tout élégante de se moquer une nouvelle fois de cette pauvre rue publique dont le seul objectif des habitants est de se battre inlassablement pour obtenir sa marne quotidienne.

Avoir recours au peuple pour lui proposer ou lui apporter des solutions constructives à l’amélioration de son quotidien serait une entreprise à laquelle nos chers écrivains pensionaires de Nkondengui pourraient s’atteler avec beaucoup de maîtrise. Car s’il n’ont plus du tout le temps de planifier et de se choisir de beaux et gros morceaux de la fortune publique qu’ils croqueraient goulument, il leur restera quand même encore beaucoup de minutes pour cogiter et se morfondre seuls sur les forfaits dont le peuple se délecterait de la réparation.

Pourquoi vouloir partager ses peines avec ceux qu’on a longtemps spolié et desservi au lieu de servir?

Comment comprendre qu’après avoir nargué ce vaillant peuple en l’éclaboussant cyniquement à la moindre occasion, en le privant injustement de son dû, en le baîllonant de ses droits fondamentaux les plus absolus, en se moquant goguenardement de sa souffrance du haut d’un luxe insolent et imposant issu de son dur labeur,de sa sueur et même de son sang et dont la jouissance éphémère fait pousser les ailes tout en étallant une myopie soporifère sur les clauses égalitaires des droits de l’homme couplés à la réalité sans cesse présente et étrangement tétue du sillogisme socratien.

Pousser des gémissements comme des anges déchus et envoyés injustement en enfer par un Dieu qui serait injuste apparait à n’en pas douter,comme une perfide trahison de ce peuple meutri dans l’âme et afamé de son pain quotidien longtemps spolié. Au lieu donc de nous abreuver de ces gérémiades sordides qui n’engagent que leur seules personnes mues dans une voracité gargantuesquement égoiste et qui trahi une fois de plus l’indifférence et la marginalisation avec laquelle le peuple a toujours été traité, posons nous simplement la question de savoir ce que tous ces pleurnichards attendent réellement de cette rue publique ou encore ce qu'ils ont apporté de positif dans le panier de la ménagere au temps ou ils étaient aux affaires, chacun dans sa mangeoire respective.

Sinon comment expliquer qu’une seule personne puisse amasser une montagne colossale sur le dos du contribuable alors que plus de la moitié de la population de notre cher pays n’a pas droit à une couverture médicale, à une scolarisation décente ou tout simplement à la possibilité de calmer les adeurs modestement boulimique de son estomac prêt à se contenter d’une seule pitance journalière.

Dans ce cas il serait tout à fait légitime de s'interroger sur la réponse évidemment muette de ce vaillant peuple qui ne fait point de la rancoeur et des vélléités vengeresques son cheval de bataille. Car les vertus chevaleresques c’est son credo!

Se souviennent -ils tout au moins, ces prisoniers de luxe qui méconnaîssent outrageusement tous les griefs formulés contre eux, d’ailleurs avoir jamais eu à entreprendre des actions positivement apréciées de ce peuple dont ils solicitent aujourd’hui la compassion? Drague de mauvais pour acheter gratuitement l'adhésion populaire à une cause honteusement perdue.

Se souviennent-ils encore, ces prisoniers de luxe, qu’ils sont en grande partie aussi la source de tant de larmes qui perlent sur le visage attristé et marqué au fer rouge de la galère de ce peuple victime et martyrisé par leur délis de gestion, leur voracité et surtout leur capacité à endosser la tunique des meilleurs dans la catégorie des “budgetivores gargantuesques”?

Il devient donc impératif pour tous ces prévaricateurs de la fortune publique, aussi bien pour ceux qui ont déjà franchi les grilles des palais de Nkondengui ou New Bell, que pour ceux qui sont encore en liberté de méditer sur cette fable de Jean de Lafontaine “la grenouille qui veut se faire aussi grosse qu’un boeuf” ou encore de psalmodier à tu-tête ces belles paroles d’ Eboa Lotin “ UN SEUL VERRE D’EAU TE SUFFIT MAIS TU VEUX BOIRE TOUT UN OCEAN” …et quand viendra l’heure de partir “TU N’EMPORTES RIEN” au risque de se transformer dans les jours à venir en écrivain public dont l’objectif serait de solliciter aussi la compassion du peuple qui n’éprouvera malheureusement même pas l’envie de lire ces gérémiades dont les auteurs peuvent bien se passer pour autant qu’ils lui accordent un tout petit peu de respect en faisant montre d’une bonne gouvernance dans gestion du patrimoine collectif, chacun à son niveau.

© Correspondance de : Love Gustave Fondjo, Mannheim Allemagne

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