Cameroun: les sociétés de gardiennage appelées à se conformer à la loi

Selon le Minatd, les opérateurs du secteur ont jusqu’au 16 septembre pour présenter leurs agréments de fonctionnement, fautes de quoi elles s’exposeront à des sanctions

Les préfets du Cameroun planchent sur le sujet depuis ce mercredi matin, 31 août 2016, à Yaoundé. L’illégalité est telle que le secteur est envahi par des pseudo-sociétés de gardiennage. Pas ou peu de formation adéquate pour les vigiles, des noms d'exploitation inconnus des autorités compétentes, une situation géographique difficilement localisable, les plaintes de braquages ou d'arnaques, la non maîtrise des effectifs, des modalités de leur recrutement, des caractéristiques de leur tenue tout ainsi que les conditions d’utilisation du matériel de communication et de protection utilisés. Autant de dérives qui ne suffisent pas à décrire un secteur d’activités devenu poreux.

Dans un communiqué parvenu à la Rédaction de radio Crtv, le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, René Emmanuel Sadi se veut formel, «Il n’y aura plus de tolérance administrative dans le secteur privé de gardiennage au Cameroun.» Une série de séminaire est prévue cette semaine à l’effet de sensibiliser les responsables véreux et de débattre des points essentiels de la nouvelle mesure. Sur une cinquantaine d’entreprises de sécurité privées présentes au Cameroun, le rapport des experts en sécurité au cours du premier forum national de conformité tenu en janvier 2016 à Yaoundé, révèle que seulement neuf sont en règle. Le reste évolue dans l’illégalité, faisant une occupation anarchique du secteur, au détriment de la loi n°2013/011 du 16 décembre 2013, régissant les zones économiques au Cameroun (article 35). En rappel, les premières entreprises privées de gardiennage voient le jour de manière informelle vers la fin des années 1980 au Cameroun. La normalisation du secteur devient possible, avec la loi du 10 septembre 1977 relative aux activités privées de gardiennage.

 

 

Journal du Cameroun

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