Cameroun: Les affaires roulent au ralenti à Ya-Fe

«Ça ne va pas ». Et ça se voit sur le visage de Arthur Baba, exposant à Ya-Fe, que les affaires ne sont pas au top. « Par rapport aux années antérieures, on avait déjà vendu plus à cette période », confie le jeune homme dont le stand est principalement achalandé d’appareils électroménagers (fer à repasser, congélateurs, mixeurs, etc.). Deux semaines après l’ouverture de cette foire, les portefeuilles des exposants peinent encore à se remplir. « Nous vendons, mais pas comme on l’espérait. Juste de quoi couvrir l’investissement », déclare Colbert Kemekeu, autre exposant. Pour une première participation, cet exposant peut tout au moins se réjouir de son carnet d’adresses qui prend du volume au fil des jours. « Notre premier objectif en venant à cette foire était de faire connaître nos produits. Et jusqu’ici, nous recevons des personnes qui semblent intéressées par les produits d’entretien de maison et du corps que nous proposons dans ce stand », ajoute-t-il.

Parmi les exposants de Ya-Fe, on compte des entreprises commerciales qui viennent pour réaliser des chiffres d’affaires importants. « Nous ne vendons pas assez, car il n’y a pas beaucoup de visiteurs. Les deux premières éditions étaient meilleures. Il faut que les organisateurs innovent. Jusqu’ici, j’ai réalisé moins de 40% du chiffre d’affaires attendu. Or, on devrait être à plus de 70% par rapport à l’année dernière », confie André Lawa, responsable d’un stand. Ceux qui réussissent à vendre ne comptent pas encore leurs bénéfices. « Les ventes se déroulent bien. J’ai déjà écoulé 60% du stock de vêtements que j’expose ici », confie ce vendeur venu de Douala. Mais, ce ne n’est que dans deux jours qu’il pourra rentrer dans ses frais et commencer à calculer ses bénéfices. Car, d’après lui, il y a plusieurs charges qu’il faudra couvrir après (déplacements, hébergement, frais de location de stand. Mais, « on s’en sort », conclut-il en plaidant pour que les prix des stands soient revus à la baisse.

Pourtant à Ya-Fe, il y a une catégorie d’exposants dont les recettes explosent ». Ce sont les restaurateurs, et plus précisément les vendeurs de glaces. C’est pratiquement motus et bouche cousue sur les recettes journalières mais, « on vend tellement! », confie Hervé B., vendeur. Idem pour ceux qui offrent nourriture et boissons. Leurs stands ne désemplissent pas. Et à la fin de la journée, quand on fait les calculs, les recettes, pour certains, frôlent quasiment le million de F. Et du côté du manège, les enfants s’alignent continuellement. Ils sont environ 20 000 à fréquenter ces espaces de loisirs chaque jour.

© Josiane TCHAKOUNTE | Cameroon Tribune

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