Cameroun - Legislatives et Municipales: Kamto fera-t-il mieux que Fru Ndi dans le centre ?

Dans la capitale politique du Cameroun l'on craint une montée en puissance du Mouvement pour la reconstruction du Cameroun (Mrc)de Maurice Kanto

Pour la course aux législatives, le leader du Mrc dont beaucoup ont salué le courage pour avoir osé défier Paul Biya, risque de se casser la figure comme l'affirment d'ailleurs certaines mauvaises langues qui ne voient pas d’un bon œil l'investiture à la députation de cet universitaire haut rang. «Nous votons le Rdpc à 100%», clame Athanase Mbarga, jeune débrouillard et habitant Bastos. Dans la capitale politique, le Sdf est réduit à néant du fait des dissensions internes au sein du parti, ce d'autant plus qu'on a enregistré la défection de nombreux militants au profit du Mrc et du Rdpc. D'aucuns estiment que le parti du chairman Ni John Fru Ndi ne fait plus foule à cause de son leader qui serait devenu le «chantre mou» de la politique. La carence des militants lors du défilé du 20 mai dernier a été nettement plus visible, contrairement à celui du Mrc de Maurice Kamto qui a impressionné les «locataires» de quelques heures de la tribune officielle ce jour-là, au point d'arracher des encouragements du couple présidentiel.  

 Malgré tout, les députés sortant se sont fait distingués durant leur mandature à l'Assemblée national, à l'instar de Mme Ottou née Ntsama Belinga Jeanne, Djomgoue Paul Eric, Emah Etoundi Vincent de Paul, Ongola Omgba Jean Simon, Mme Menana née Nanga Marthe G., Ahanda Assiga Yves Martin et Pangmashi Roland Fue, dont les œuvres ne font que pleuvoir sur les populations : don de fournitures scolaires, lutte contre le chômage et la délinquance juvénile voire sénile, scolarisation des filles mères, assistance au personnel médical et pensionnaires de prison, dons aux malades et prisonniers, lutte contre la prostitution et le grand banditisme, secours accordés aux personnes âgées et ceux atteint du VIH Sida, et bien d'autres encore. De ce fait, la population estime, qu'ils méritent d'être réinvestis à cause de l'assistance multiple qu'ils ont générée durant leur mandature. Ici, on ne parle pas de vote sanction. Dans la Mefou et Akono, Mme Nguini Effa Marie Rose née Ada Owona n'est pas passée inaperçue lors de la législature qui s'achève et qui lui a permis de mettre sur pied des programmés alléchant en termes de lutte contre la corruption, la pauvreté, la prostitution, le chômage en passant par de multiples dons qu'elle a offert dans de nombreux établissements scolaires et hospitaliers. En somme, dans le Centre, le Sud, le Sud-Ouest, et à l'Est, le raz-de-marée du Rdpc est inévitable.

Vaincre ou mourir l'arme à la main.

Pour les municipales, la donne ne sera pas la même. A Yaoundé 1er, le maire Emile Andzé Andzé fait cavalier seul. Il n'aura pas besoin d'être inquiété par qui ce soit. A Yaoundé II, cinq partis sont en lice : le Rdpc, l'Undp, l'Ums, l'Udc et le Mrc. Luc Assamba, le maire Rdpc sortant, aura du pain sur la planche face à des gros calibres tels Tsoungui Sébastien Simplice de l'Undp et sa Majesté Biloa Effa du Mrc. Toutefois, le bilan flatteur du maire sortant durant les cinq dernières années lui permettra de devancer ses adversaires et de rempiler, à condition que ces derniers ne commettent des erreurs tactiques sur le terrain durant la campagne électorale.

De l'avis d'une source proche du ministère de l'Administration territoriale et de la décentralisation (Minatd), en dehors des zones où le Rdpc est l'unique parti en course, on risquera également d'assister à un partage de siège au sein des mairies de Yaoundé. Les maires qui auront œuvré durant ces années seront reconduits à leur poste. Cependant, d'aucuns estiment que plusieurs militants du parti du flambeau, déçus du fait qu'ils étaient marginalisés, se sont inscrits en cascade dans le Mrc de Maurice Kamto.

A Ngoumou, on assistera à un statut quo à la mairie de la localité où le maire Antoine Amie Assouh sera, à en point douter, réélu. Par-contre, cela risquerait ne pas être le cas pour Mme Ngoa Marie Hélène. Accusée d'avoir vilipendé les fonds de la mairie pour son propre compte et rasé le domicile de certaines élites, les populations l'auraient vomie et désireraient vivement qu'elle soit mise de côté. Ce qu'affirment d'ailleurs plusieurs conseillers et élites de la localité pour qui la Franco-camerounaise a totalement confondu les réalités africaines et européennes. Le verdict des urnes nous en dira davantage.

© Edouard Ngameni, Henri Onana Bandolo et | La Météo

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