CAMEROUN : LE CORPS MUTILÉ D’UNE JEUNE FEMME DÉCOUVERT À BERTOUA

Pict0004 0 4 s761d 504x378 cache pi0feaHorreur à Nkolbikon, quartier populeux de Bertoua. Des jeunes gens qui jouaient paisiblement au football dans les couloirs du quartier ont fait une macabre découverte, dans la matinée du 20 septembre 2014. « C’est quand je suis parti récupérer le ballon sorti de l’aire du jeu pour les alentours que j’ai senti une odeur nauséabonde…

Plus je me rapprochais pour fouiller la balle, l’odeur pestilentielle était insupportable. Je n’ai pu récupérer le ballon et j’ai crié avant d’alerter les autres », témoigne Eric, un des footballeurs du quartier, qui n’en revenait toujours pas lors de la reconstitution des faits dans la journée du 21 septembre. Et c’est justement lors de cette journée que les hommes en tenue, gendarmes et policiers de la ville dépêchés sur les lieux du drame, ont levé un léger pan de voile sur ce crime d’un autre genre, compte tenu de son atrocité.

Des sources sécuritaires approchées indiquent que le corps de la jeune dame, jusqu’à présent non identifiée, aurait été emportée et déposée au quartier Nkolbikon, parce qu’il n’y avait pas de trace de sang sur le site. Des indices qui corroborent cette hypothèse, il ressort qu’aucun habitant du quartier Nkolbikon, ni ceux des quartiers environnants n’ont pu reconnaitre la victime. Même les chefs de quartier Nkolbikon et Bamvelé sollicités pour des besoins d’enquête n’ont pu identifier le corps méconnaissable de cette jeune dame, en état de putréfaction avancée.

Les premiers éléments de l’enq4uête qui suit son cours révèlent que la victime de sexe féminin a été amputée de ses organes vitaux : les yeux crevés, les bouts de sains sectionnés, les organes génitaux enlevés… Les assassins ont poussé la cruauté à tel point qu’ils l’ont éventré pour lui enlever le cœur. Dans la ville de Bertoua, les populations qui ne s’expliquent pas ce crime odieux soutiennent que c’est la première fois que de tels actes se soient perpétrés au cœur de leur cité. Ce crime a provoqué une psychose au sein des paisibles populations.

Les conclusions de l’enquête ouverte à ce sujet pourront permettre de déterminer non seulement les mobiles de ce crime, mais aussi d’identifier les auteurs qui courent toujours. Certains observateurs se demandent si le quartier Nkolbikon, qui a enregistré en l’espace de deux semaines deux assassinats, serait-il devenu criminogène ? L’on garde encore en mémoire le crime du Malien lâchement abattu dans sa boutique.

© Cameroon Tribune : Olivier LAMISSA KAIKAI

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