Cameroun: Le complot de la sureté nationale contre Paul Biya

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L'officier de police Essengue et un inspecteur sont mis en détention depuis plus d'un mois dans les cellules du groupement mobile d'intervention n°2 de Douala.

Au menu de cette disgrâce, une affaire d'importation et d'escorte d'armes de guerre. Le commissaire du port autonome de Douala fait tomber les masques au moment où on attend toujours le rapport d'enquête qui est mené par le Général Sali.

Il ne fait plus l'ombre d'un doute. Le Cameroun est devenu la plaque tournante des armes de guerres en partance des pays voisins ou pour des camerounais qui en font une utilisation officieuse… même entretenir une rebellion. L'on peut s'attendre à tout, même à voir les nationaux fournisseurs de matériel de guerre aux groupes armées. Mais seulement, il est à comprendre que des réseaux se sont mis en place pour faciliter la circulation de ces armes et leurs utilisations.

Il n'est non plus superflu de comprendre les chefs d'accusations qui accablent certains hauts gradés de l'armée de passage dans les tribunaux militaires. Et dans la police, ceux sont des complicités qui sont tissées entre les importateurs d'armes et les commissaires de police qui leurs servent de couvertures pour convoyer des armes à leurs destinations. et pendant qu'on se ka coule douce dans les salons huppés, ceux sont des sous fifres qui exécutent le salle boulot. Ces comportements aiguisent pourtant des appétits et même des convoitises. La sureté nationale à Douala boit une autre tasse de café amer dans une complicité d'importation d'armes de guerre convoyée par une voiture de l'équipe spécial d'intervention rapide (ESIR), conduite par son commandant adjoint, l'officier de police Essengue. Qu´est ce qui se passe? Selon des indiscrétions, une cargaison d'armes de guerre est arrivée à l'aéroport international de Douala au mois de février dernier. Cette cargaison a atterri avec son propriétaire dit-on un américain qui aurait pris langue avec l'officier Essemgue adjoint au commandant des l'équipes spéciales d'interventions rapides à la sûreté nationale pour le littoral, à l'effet de convoyer ces " colis " au port de douala, pour une destination inconnu pour le moment. Toujours est-il que, avant l'atterrissage de l'avion transportant les " colis ", l'officier Essengue était déjà à l'aéroport avec un pick-up de la police garé au sous-sol de l'aéroport.

Il réceptionnera le colis et le transportera à la délégation régionale de la sureté nationale. Le pick-up passera dont la nuit à la délégation et l'officier reviendra le lendemain chercher la voiture et la cargaison pour le conduire à sa destination finale : le port autonome de Douala ou il devrait être embarqué au bord d'un bateau. Pour quelle destination ? Dans cette démarche, l'on est en droit de se poser des questions sur les motivations réelles de tous ceux qui sont impliqués dans cette affaire. Comment un colis aussi compromettant peut-il arriver à Douala par vol régulier et ne pas faire l'objet d'un passage dans les services du fret Comment les douaniers qui sont prompt à fouiner des colis pour débusquer les produits litigieux ontils laissé passer ce stock d'armes de guerres ? Et le commissaire de l'aéroport dans cette histoire a joué quel rôle ?

Pour couronner le tout, qui pouvait donner l'ordre de laisser passer ces colis dans toutes les barrières de polices ? Comme il n'est pas facile d'entuber tout le monde dans des coups impropres, l'intégrité, l'honneur et la dignité de certains officiers supérieurs pour la circonstance n'a pas milité à l'aboutissement de ce complot contre la sécurité de l'Etat dont le rapport d'enquête attendu, révélera les contours. Mais alors, il est loisible de dire ici que, le pick-up transportant les armes de guerres sera arrêté par le commissaire du port autonome de Douala après que le colis ait été livré à bord d'un bateau et il avisera immédiatement sa hiérarchie. Le chauffeur (l'officier de police) et l'inspecteur qui l'accompagnait pour remplir cette mission seront arrêtés.

La cargaison sera saisis et le propriétaire qui serait un américain exploité et en liberté surveillé en attendant que tout soit mis au clair. Il est loisible de comprendre que cette affaire, effervescente depuis son déclenchement en février, met à nu les complicités que tissent certains hauts gradés de la police pour favoriser l'émergences de réseaux pouvant alimenter et armée une rébellion au Cameroun. Dans le cadre de ce dossier, le délégué régional de la sûreté nationale pour le littoral aurait été entendu à Yaoundé et des indiscrétions soutiennent que la DSP, la DGRE, la DST le SED et l'armée sont accrochés à ce dossier dont l'enquête a été côté au commandant de la deuxième région militaire, le général Sali.

Quelques points de concordance

L'officier Essengue qui se retrouve en détention avec l'inspecteur de police ontils agi de leurs propres chefs ? En clair ont-ils été contacté institu personne pour effectuer cette mission ? Il est donné de comprendre que, ce genre d'opération n'est qu'une récidive et que les auteurs hauts placés se servent de boucs émissaires pour maquiller leurs forfaits. Pour que l'officier Essengue prenne ce genre d'engagement, n'était-il pas en train de répéter une manoeuvre qu'il a plusieurs fois exécuté avec le quitus de tous ces responsables de la police dans leurs différents détachements ?

Paul Biya a du pain sur la planche s'il ne peut pas être mieux protégé par les éléments de la sureté nationale. Il faut aujourd'hui se poser la question de savoir pourquoi l'officier Essengue a été nommé commandant adjoint des ESIR ? Est-ce pour des services rendus à la hiérarchie ? Quels services aurait-il pu rendre au DRSN/LT aumoment ou celui-ci officiait au Sud/Ouest ? Ce n'est pas au moment ou le Cameroun est sous les dents avec les attaques des braconniers soudanais dans les réserves fauniques du grand nord, le piratage maritime et au moment ou le Boko Haram commence à perpétrer les enlèvements au Cameroun, que l'on devrait se mettre à compter les complots de la sureté nationale contre Paul Biya. S'il est donné de comprendre que ces armes devaient prendre la mer, était-ce pour alimenter les groupes armées nigérians tant il serait à préciser que l'expatrié travaillerait dans une plate forme pétrolière camerounaise ? Tout est possible avec l'insécurité qui est constaté au Cameroun et dans les pays voisins.

Toutes les réponses aux questions posées et les détails de ce dossier dans notre prochaine édition.

© L´Equation : Richard Bondol

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