Cameroun : Le climat des affaires n’incite pas à l’investissement

C’est ce qui ressort du classement Global Entrepreneurship index 2016, publié le 13 novembre dernier.

Le climat des affaires n’incite pas à l’investissement | DR

Un rapport rendu public par le Global entrepreneurship and development institute basé à Londres, révèle que le Cameroun fait partie des pays africains dans lesquels le climat des affaires est morose. Selon un classement établi par cet institut, sur 35 pays africains étudiés, le Cameroun occupe une modeste 19èmeplace, loin derrière des pays tels que l’Afrique du Sud, la Tunisie et le Botswana qui occupent le peloton de tête dans ce classement africain. Au niveau mondial, le  pays est classé 115ème sur 132 pays notés, ce qui place le pays parmi les pays les moins fréquentables par les entrepreneurs et les investisseurs. Ce qui à l’observation illustre à suffisance que l’entreprenariat dans le pays se porte mal.  Des experts s’accordent d’ailleurs à affirmer au vu de ce classement que le Cameroun ne s’est pas encore approprié la notion d’entreprenariat. Et les goulots d’étranglement sont multiples. Les économistes évoquent notamment la lourdeur des procédures, ainsi que la corruption  qui a pris en otage le milieu des affaires au Cameroun, ceux malgré les multiples initiatives prises par les pouvoirs publics pour tordre le cou à cette gangrène qui a fini par étaler ses tentacules dans tous les secteurs d’activité du pays.

La publication de ce rapport est de l’avis de ses initiateurs, une manière d’interpeller les dirigeants des pays dans lesquels l’entreprenariat peine à se développer, afin qu’ils s’améliorent. Pour les responsables du Global entrepreneurship and development institute, l’indice donne aux décideurs un outilpour comprendre les forces et les faiblesses entrepreneuriales de leurs pays, leur permettant ainsi de mettre  en œuvre des politiques qui favorisent l’esprit de l’entreprise productive, apprend-on. Il convient d’ailleurs de noter que les critères qui président à l’élaboration de ce classement sont pour le moins assez évocateur. Il s’agit notamment de la perception de l’entreprenariat par la société ; les compétences en matière de création des start-up ; le niveau d’usage d’internet, le niveau de corruption, la liberté économique et la profondeur du marché des capitaux.

© CAMERPOST par Joyce Nzoukou (Stagiaire)

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