Cameroun - Justice: Marlène Emvoutou devant le juge d'instruction ce jour

La candidate à la présidence de la Fédération Camerounaise de Football répond des faits d'escroquerie de près de 60 millions de francs CFA.

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S'achemine-t-on vers la fin du feuilleton Marlène Emvoutou? Seule la justice camerounaise pourrait répondre à cette question. C'est ce jour que la désormais très impopulaire, Marlene Emvoutou sera déférée au Parquet pour répondre d'un cas d'escroquerie. La candidate à la présidence de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), doit répondre de 25 plaintes déposées contre elle pour une somme de 30 millions de Francs CFA et de plusieurs autres dont notamment celle relative à la vente d'un véhicule de location de l'entreprise Tractafric. D'après des sources, la mise en cause aurait loué, il y a environ un an, un véhicule dans cette structure. Mais pour des raisons inconnues, elle aurait décidé de le revendre pour la somme de 7 millions de FCFA à M. Talla.

Ce dernier se plaint d'avoir été dupé, ainsi que la société Tratafric Toujours selon nos sources, Marlène Emvoutou est accusée d'avoir escroqué près de 60 millions de Francs CFA au total. C'est donc au sujet de ces plaintes qu'elle a été auditionnée hier à la Dpj où elle séjourne depuis mardi dernier. Il faut dire que jusqu'avant son interpellation le 16 juillet dernier, Marlène Emvoutou semblait avoir disparu de la circulation. Puisque, après avoir été prise en baile par trois samaritains qui, convaincus de la bonne foi de la concernée, avaient décidé de voler à son secours. A titre de rappel, le 19 juin 2013, au siége de la Fécafoot, Marlène Emvoutou est interpelée et entendue la Pj puis libérée, avant d'être déférée au Parquet. Grâce à ses trois garants à savoir Serge Ndjiffo, J.P Mokaf et Gabriel Assam (qui n'est nullement Bonivan Assam Mvondo comme mentionné hier dans nos colonnes), elle est libérée.

Des semaines plus tard, alors que ses garants, ne semblaient plus avoir de ses nouvelles, de folles rumeurs disent d'elle qu'elle s'apprête à quitter le pays. De plus, le procureur de la République près du Tribunal de première instance de Yaoundé (Tpi), Bifouna Ndongo avait convoqué à trois reprises les trois garants en les intimant l'ordre sous peine d'incarcération, de retrouver les traces de Marlène Emvoutou, qui était jusque-là introuvable. C'est ainsi qu'il y a deux semaines environs, au vu d'un certain nombre de faits et surtout de preuves contre leur protégée et se sentant trompés, les garants décident de se désengager. Et c'est la chasse à Marlène Emvoutou.

Après trois jours de filature, c'est finalement mardi dernier qu'elle est interpelée, au quartier Nkol Eton au lieu-dit «Marché de bois» à Yaoundé. Dans sa voiture, en plus des enfants, des valises, des passeports et billets d'avion pour une destination qui n'a pas été révélée, y sont trouvés. Alors qu'elle est conduite au commissariat central N°1 de Yaoundé, elle tente de s'échapper, mais elle est très vite rattrapée par les éléments de la Police. Une tentative d'évasion qui serait sans doute la raison de l'incarcération de son chauffeur qui, tout comme elle, est en garde à vue à la Drpj. Au moment de son interpellation Marlène Emvoutou aurait reçu quatre mandats d'amener, pour insolvabilité, mais surtout escroquerie.

Puisque il y a plusieurs mois, durant un séjour en Guinée Équatoriale, elle s'était fait passée pour la représentante du projet Aspire au Cameroun. Elle avait fait miroiter des voyages à de nombreux jeunes, à qui de faux visas auraient été délivrés en contre payement de frais. Autant d'accusation aussi graves les unes que les autres qui démontrent que le feuilleton Marlène Emvoutou est loin d'être achevé.

© JOSEPHINE ABIALA | Mutations

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