Cameroun-Football: la FECAFOOT va enquêter sur les soupçons de corruption de certains membres

Une vingtaine d'employés soupçonnés d'avoir perçu des pots de vins pour soutenir la candidature de Marlène Emvoutou à la présidence de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT) seront auditionnés par la Commission de discipline, d'éthique et de règlement des litiges de cette fédération, a déclaré vendredi à Yaoundé, le chef de département Communication de la FECAFOOT, Junior Binyam.

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"Des choses sont dites. La fédération va mener son enquête et si au terme de ce processus les accusations sont fondées, les personnes incriminées seront sanctionnées et pourront même faire l'objet d'une radiation à vie", a déclaré Junior Binyam à Xinhua. Marlène Emvoutou, candidate malheureuse à la présidence de la FECAFOOT, a porté plainte jeudi au Secrétariat d'Etat à la défense chargé de la gendarmerie, contre plusieurs membres de l'assemblée générale de la FECAFOOT pour "escroquerie" et "abus de confiance aggravé".

Le 3e vice-président Pierre Batamak; le président de la Ligue de football départemental du Koung-khi à l'Ouest, Dieudonné Ghomsi; Lambert Yodiodi Emebé, membre de l'assemblée générale; ainsi que le Secrétaire général de la Ligue régionale de football du Littoral René Black Mpondo, ont avoué avoir perçu des sommes d'argent allant de 200 à 24.000 USD en échange de leurs votes pour Marlène Emvoutou.

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Libérées après paiement des sommes indument perçues, les principaux accusés restent à la disposition de la justicepour complément d'enquête. D'autres responsables de la FECAFOOT sont recherchés pour les mêmes motifs. Selon les déclarations de Marlène Emvoutou, ces personnes n'ont pas respecté leurs engagements une fois dans la salle de vote. La plaignante se dit "décidée" à déposer d'autres plaintes pour rentrer dans ses droits. Marlène Emvoutou et John Begheni Ndeh, un autre candidat, ont perdu l'élection à leur adversaire Mohammed Iya, en poste depuis 15 ans, lors des votes de l'assemblée générale de la FECAFOOT tenue dans la nuit du 19 au 20 juin à Yaoundé pour élir le président. Mais, Mohammed Iya, qui a raflé 97 voix sur les 98 valablement exprimées sur un collège composé de 102 délégués, a été interpellé depuis le 10 juin pour sa gestion de la société de développement de coton, entreprise parapublique dont il est par ailleurs le directeur général depuis près de 30 ans, Il a été transféré mercredi à la prison centrale de Yaoundé, pendant que se déroulait le scrutin à la FECAFOOT.

© XINHUA

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