Cameroun - Enlèvement de religieux: Paul Biya refuse de payer 9 Milliards

Le Président de la République a dit niet au versement d'une 3e rançon et les maîtres-chanteurs sont aux abois. Enlèvement des occidentaux: Mebe Ngo’o, Marafa, Amadou Ali et Sarkozy seraient-il derrière cette affaire?

Paul biya2 hp 475

Le Président de la République a dit niet au versement d'une 3e rançon et les maîtres-chanteurs sont aux abois. Lire notre enquête exclusive. Paul Biya, vit depuis l'arrestation de son ancien MINATD, des moments de turbulences. Condamné à 25 ans de prison en novembre 2012, l'ombre de Marafa menace la paix et la stabilité du Cameroun. La secte islamique nigériano-camerounaise Boko Haram serait un groupe des mercenaires à la solde des lobbies pour fragiliser le pays de Paul Biya. Comment comprendre qu'au moment où un candidat farouche au fauteuil présidentiel est stoppé dans sa course, en même temps le pays pourrait à coup sûr être fragilisé au niveau des institutions républicaines.

Dans un développement logique et rationnel de ce phénomène des prises d'otages en Extrême-nord, nous avons projeté 04 acteurs dont les déploiements politiques pouvoiristes attirent l'attention des Camerounais et les conséquences que ces incidents peu¬vent provoquer.

1er Acteur: Mebe Ngo'o

Le tout puissant ministre de la Défense a le vent en poupe ces 04 dernières années. Successeur incontesté du Chef de l'Etat, les prises d'otage dans la région de l'Extrême-nord, de manière récurrente interpellent la défense nationale quant à la confiance placée en elle.

En ce qui concerne l'enlèvement récent des 03 religieux, le déploiement du MINDEF sur le terrain, quelques heures après et sa sortie médiatique a rassuré les Camerounais ainsi que Paul Biya, la principale cible de ce mouvement. Mais depuis plusieurs jours, aucune bonne nouvelle ne vient de ce côté. Mebe Ngo'o avait promis de retrouver les otages. On dirait qu'il connaissait le lieu de leur détention. S'ils étaient détenus au Cameroun, il pouvait encore mener ses prouesses, mais hors du pays, comment s'y prendre sans la participation de l'armée nigériane. Nous pouvons insinuer par-là que le MINDEF sait ce qu'il fait pour gagner en popularité. Toute thèse qui peut continuer à démontrer sa volonté d'hériter du pouvoir après son père adoptif. Autant dire que si Mebe Ngo'o retrouve ses otages au Cameroun, il se crée lui-même des soupçons autour de lui et le criminel se retrouvant toujours sur le lieu du crime, dit-on souvent.

2e acteur: Marafa Hamidou Yaya

Pensionnaire du SED depuis presque deux ans, le redoutable postulant au fauteuil d'Etoudi fait peur, même amoindri. Son enracinement dans le régime porte à croire qu'il aurait beaucoup de touches pour gêner Paul Biya qui l'a façonné. Considéré comme un prisonnier politique, la condamnation de Marafa pourrait justifier ce qui se passe à l'Extrême-nord, où les groupes armés islamiques n'enlèvent que les occidentaux séjournant au Cameroun. Question de noircir l'image du régime auprès des occidentaux qui peuvent précipiter l'alternance politique au sommet de l'Etat. Les milliards de Marafa pouvant entretenir Boko Haram. Cette thèse n'est pas aussi farfelue qu'elle y paraît.

3e acteur: Amadou Ali

L'ancien ministre de la Justice se présente toujours comme celui par qui tout pourrait arriver contre le régime Biya. Les sources fiables insinuent même que le poste qu'il occupe maintenant est comme une cellule de repérage pour mieux le contrôler. L'on se souvient que cet homme étant ministre de la défense, fut au centre de plusieurs soupçons contre le régime: Le crash d'hélicoptère de l'armée de l'air qui ciblait les coupeurs de route et les cachettes d'armes, sans compter l'incendie de la poudrière. Tout compte fait, Amadou Ali veut le poste présidentiel. Et compte sur sa longévité au sein du régime.

4e acteur: Nicolas Sarkozy

Ce Néron de la Rome Antique s'apparente à un démon pourchassé du ciel et qui s'est retrouvé dans la terre pour préparer d'autres coups. Le bourreau de Kadhafi, de Gbagbo n'a pas encore accepté sa défaite aux présidentielles françaises de mai 2012. Son projet de faire partir Paul Biya est loin d'être enterré. Il pourra compter sur l'enlèvement des occidents sur le territoire camerounais pour montrer à la communauté internationale, les limites du régime de Yaoundé. Mais quelle place occupe encore cet individu dans le concert des décideurs mondiaux? Pas de rançon pour les otages. Trop c'est trop !!!

© Minlo Enyeghe | L'Epervier

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau