Cameroun : Encore des tracts pro-Marafa

Ils ont été découverts sur des murs du marché central le week-end dernier et porte la signature du Conalimhy.

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Depuis lundi 11 juin dernier, policiers et agents de renseignement sont à la recherche des auteurs des tracts pro-Marafa retrouvés samedi sur les murs du marché central de Garoua. Des commerçants et responsables du Rdpc dans la ville de Garoua ont été entendus au poste de liaison de la Direction générale de la recherche extérieure (Dgre) et au commissariat spécial de la Bénoué à Garoua. En effet, le tract découvert est un format A4, avec en fond le drapeau du Cameroun et une photo de l’ex-ministre de l’Administration territoriale (Minatd), Marafa Hamidou Yaya. Il est écrit au bas du document : « le troisième président du Cameroun ».

Les auteurs se réclament du Comité national pour la libération de Marafa Hamidou Yaya (Conalimhy). Un haut responsable de la police en service à Garoua confie, sous anonymat, que « ces gens-là brouillent toujours les pistes. Il est difficile pour nous de les retrouver. Mais nous sommes à leurs trousses ». Il pense que c’est l’oeuvre des détracteurs politiques de l’ex-Sg/pr. Avis que ne partagent pas certains cadres du Rdpc dans la Bénoué.

« Je sais qu’il est difficile pour les forces de maintien de l’ordre de lutter contre un ennemi invisible. Au Rdpc nous sommes également contre ces tracts. Ça n’aide pas notre camarade et frère Marafa », explique Alhadji Nassourou Ali, cadre du Rdpc dans leNord. Le document dont le reporter du Jour a eu connaissance parle par ailleurs de la 6ème lettre de Marafa Hamidou Yaya. Le dernier tract des partisans de Marafa Hamidou Yaya datait de novembre 2012.

Dans ce document, les membres du Conalimhy demandaient au peuple camerounais épris de paix et de justice de se préparer au « sacrifice » suprême pour la libération de Marafa Hamidou Yaya, condamné à 25 ans de prison dans l’affaire du Bbj 2. Des perquisitions avaient été effectuées au domicile du président départemental du Conseil national de la jeunesse de la Bénoué. Il était reproché à Moktar Oumarou d’être l’auteur des tracts. Il sera gardé à vue puis libéré au bout de 6 heures passées à la division régionale de la police judiciaire du Nord.

© Le Jour : Adolarc Lamissia

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