Cameroun,Droit des médias:Alerte ! Issa Tchiroma Bakary prône le musèlement de la presse privée

Après la suspension de certaines émissions à caractère social par le Conseil National de la Communication, dans lesquelles en grande partie l’injustice sociale trouvait une solution, le Mincom récidive avec un communiqué ambigüe sur le déroulement de la campagne des sénatoriales.

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Il se dirait selon nos sources que la résolution signée par Mgr Befe Ateba sanctionnée par un communiqué suspendant certaines émissions et leurs présentateurs aurait été faite sans la consultation des autres membres, seul le secrétaire général Tobie Hond aurait participé en grande partie à cette tentative de musèlement réussie partiellement. On se poserait la question de savoir si ce conseil national de la communication « new look » aurait été mis sur pied avec des défenseurs minoritaires de la cause journalistique pour tenter de museler les plus grands défenseurs des droits humains qui pullulent notre presse.

L’actuel Ministre Issa Tchiroma qui se complait à dire à qui veut l’entendre que la presse camerounaise est indigente n’arrive jusqu’ici à la faire sortir de ce « trou » par des propositions qui passent à l’Assemblée en termes de partage équitable des publicités de sociétés étatiques. Comment permettre aux journalistes de travailler de façon objective alors que des conditions dans lesquelles ils exercent sont les plus difficiles à tous les maillons de la chaîne.

Trahison !

L’adage qui voudrait qu’ « après avoir sortie le chien du trou, il fini par vous mordre » pourrait s’appliquer « n fois » dans le cas d’espèces. Loin d’avoir satisfait aux attentes de ses anciens amis sur lesquels il s’est appuyé comme strapontin pour accéder au sommet, Issa Tchiroma multiplie des actes qui frisent à avantager les médias dit publics (Cameroon Tribune et Crtv). Dans ceux-ci, on a l’habitude de voir la promotion de la contre productivité de l’information qui jusqu’ici n’a pas servi au peuple qui paie chaque mois la redevance audiovisuelle qui permet de subventionner le fonctionnement de ces structures de communication.

Un peuple qui aurait voulu qu’on lui explique pourquoi après la diffusion des rapports du Consupe pour fautes de gestion, les responsables épinglés ne soient jusqu’ici pas aux arrêts alors que les sommes ne sont ni recouvrées ni remboursées, que le budget national (budget programme) ne soit exécuté depuis des mois sans que personne ne sache alors que la cause serait dû à un dysfonctionnement du logiciel sensé implémenté la mise en marche des évaluations alors qu’il y a obligation de communication, que les bons de caisse des fonctionnaires camerounais soient tirés en France sans explications alors que les camerounais pensent avoir les outils techniques pour palier à cela, etc.

La presse privée, qui a toujours été combattu mais apporte sa pierre à l’édification d’un Cameroun meilleure à toujours été appelé à la rescousse. Ce qui permet d’entretenir le débat contradictoire et l’information critique qui permet au demeurant de faire comprendre à ceux-là qui abusent de leurs pouvoirs que le Cameroun cavale vers une transparence gouvernementale. Vain mot il y a encore quelques années pourrait-on dire mais la réalité est tout autre, les médias jouent désormais leur rôle dans la tourmente et la menace de ceux qui détienne les lois de la république ; brandissant par voie voilée des sanctions lorsque la virulence et la véracité des dénonciations atteignent le plus profond de leurs intérêts cupides.

Pour les Sénatoriales, première élection du genre depuis 1996, un communiqué jugé tendancieux par les professionnels de la presse confirme les manœuvres de dissuasion du gouvernement Yang. Celui-ci qui a restreint la propagande politique des différents candidats uniquement dans les organes de presse dit publics, n’a pas permis de changer d’avis. Instruction d’en haut ! Comme l’on a l’habitude de déclarer dans les chaumières ; peut-être pas ! car la multiplicité des organes de presse camerounais obligent à ouvrir les options vers d’autres horizons. Pour l’instant, la presse camerounaise exerce avec une épée de Damoclès presque préparée au jour de sa suspension définitive

© Camer.be : Yannick Ebosse

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