CAMEROUN - DISCIPLINE MILITAIRE : UN LIEUTENANT-COLONEL SE PLAINT DE BASTONNADE

armee250608275.jpgLe chef d’antenne communication de l’Armée de terre a été molesté par un caporal de la Garde présidentielle.

De source sûre, des auditions ont eu lieu à la Division de la Sécurité militaire (Sémil) au ministère de la Défense. Des auditions relatives à l’altercation entre le lieutenant-colonel Ewala Abessolo et un caporal de la Garde présidentielle. « Il s’agit d’une affaire de discipline militaire », confie un agent de la Sémil. « Dans son compte rendu d’incident, poursuit la source, le lieutenant-colonel affirme qu’il a été copieusement molesté par son subalterne. La victime indique que son agresseur lui a infligé des dégâts corporels, notamment sur son visage qui a été amoché, sans compter ses vêtements abîmés. »

Le lieutenant-colonel Ewala a adressé des correspondances au ministre délégué à la présidence de la République chargé de la Défense, Edgard Alain Mebe Ngo’o. L’affaire doit être rapidement tirée au clair, selon un officier en service au cabinet du ministre. « En effet, explique-t-il, avant de prendre toute sanction contre le caporal, il faut savoir si le lieutenant-colonel a posé un acte répréhensible. »

Gendarmerie

Les faits remontent à la nuit du 26 septembre 2013. Il est environ 21h 20. Le Lieutenant-colonel Ewala, chef d’antenne communication de l’Armée de terre, se trouve au lieu-dit Chapelle Essos à Yaoundé, à bord d’un taxi en compagnie des membres de sa famille. Le véhicule est percuté par une moto. Le conducteur de la moto, un caporal de la Gp, descend de son véhicule et se met à proférer des menaces contre le taximan. Dans son compte rendu, le lieutenant-colonel Ewala affirme qu’il est descendu du taxi et a essayé de calmer l’homme en furie. Les deux soldats sont vêtus en tenue civile, chacun ignorant qui est l’autre.

Le caporal déclare qu’il est militaire de rang en service tantôt à la Gp, tantôt placé sous les ordres du général de division Ivo Desancio, le Directeur de la sécurité présidentielle. Et même qu’il s’engage à faire venir son patron sur les lieux. Le lieutenant-colonel décline alors son identité et exige que la gendarmerie vienne faire le constat de l’accident.

Pour autant, le militaire de rang ne se calme pas. Et même qu’il s’attaque physiquement à son supérieur hiérarchique, puis disparaît en abandonnant sa moto. Le lieutenant-colonel alerte la gendarmerie. Une patrouille arrive et embarque la moto qui est laissée à la division de la Sémil. Grâce au véhicule, le caporal a été retrouvé et entendu. D’autres sources militaires laissent entendre que le propriétaire du taxi, Olivier Tiga Nonga, a adressé une plainte au Mindef pour activité dangereuse, trafic d’influence, tentative de voie de fait et menaces verbales sur la voie publique contre le chauffeur de sa voiture.

© Le Jour : Assongmo Necdem

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Date de dernière mise à jour : 12/10/2013