Cameroun: Deux lesbiennes exclues du collège de la Retraite

C’était la consternation lundi dernier au collège de la Retraite à Yaoundé. Autant pour les enseignants et encadreurs de l’établissement que pour les parents, convoqués illico presto dans le cadre d’un conseil de discipline.

A l’ordre du jour, la découverte d’un réseau de lesbiennes au sein de l’école. « C’est un parent qui a découvert le pot-aux-roses et alerté les responsables du collège. De fait, le parent a expliqué avoir constaté des changements négatifs dans le comportement de sa fille, élève en classe de Terminale espagnole. Malgré de multiples rappels à l’ordre, rien n’a changé.

C’est alors que la mère a entrepris de fouiller dans les affaires de l’élève », explique un responsable de l’établissement, présent au conseil de discipline. Ce que la mère découvre est proprement hallucinant : des photos de sa fille en « galantes compagnies féminines ». Des mises en scène qui ne laissent aucune place à l’équivoque. Ici, dans la piscine d’un hôtel situé à quelques encablures de la DGSN, Gaëlle S., appelons là ainsi, est en petite tenue.

Dans les « bras » d’une copine.

La posture sur une autre photo, prise cette fois dans un snack-bar douteux de la nouvelle route Bastos, confirme les craintes de la mère. Les autres photos sont dans le même registre, de nature à filer des complexes aux actrices de films X les plus hardies. Face à ces pièces à conviction, les deux élèves et six autres complices, plus ou moins figurantes sur les photos, n’ont pu rien opposer pour leur défense.

Selon une source introduite, les filles ont avoué s’être laissées aller ainsi le 5 octobre 2012, journée consacrée aux enseignants et pendant d’autres jours de la semaine où elles avaient séché les cours. Les parents, au demeurant surpris et scandalisés, ont reconnu verser régulièrement de l’argent de poche à leur progéniture, sans toutefois savoir que celui-ci sert à financer des loisirs aussi sordides.

Constrites, six des huit élèves ont écopé de six jours d’exclusion et d’un blâme. Les autres ont été définitivement exclues. « Notre établissement ne badine pas avec la discipline et les mœurs. Notre foi et notre conscience ne sauraient transiger sur le développement d’activités homosexuelles clairement réprimées par la parole de Dieu, notre référence. C’est non négociable, que celles-ci ne se repentent pas aillent faire ça ailleurs. Le même sort sera réservé à tout contrevenant au sein de notre établissement », assure un responsable, intransigeant.

© Serge Olivier OKOLE | Cameroon Tribune

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