Cameroun, Déchéance :Voici pourquoi Iya Mohamed n’est pas encore déféré

Le « Magnat » du coton camerounais qui se fait « éplucher » au SED vient de voir sa dernière journée de garde à vue expirée sans être fixé sur son sort.

iya-mohammed.jpg

Au regard de cela, certains fidèles restés à la Fecafoot caressent déjà l’espoir d’une libération certaine lundi au retour d’un week-end qui n’apportera aucune avancée dans l’enquête selon eux. Scotchés à leurs transistors vendredi dernier, tous les camerounais ont attendu avec espoir qu’un média annonce enfin au soir de vendredi dernier le déferrement de Iya Mohamed après un bref passage devant un juge d’instruction du tribunal criminel spécial.

Avant cela, lorsqu’au 17 h de la radio nationale la présentatrice annonce d’importants décrets du Chef de l’Etat, les cœurs se sont « arrêtés » de battre dans l’espoir d’entendre le nom du successeur de Iya Mohamed à la Sodecoton ; scellant ainsi définitivement l’espoir d’une prochaine libération. Devant la difficile équation de l’imbroglio qui s’est désormais installé à la tour de Tsinga où les règlements de compte ne sont plus un secret, l’espoir est permis.

La Fecafoot est-elle devenu une « super association » dans laquelle quelques individus voudraient dicter leur loi au détriment de la masse ? Même si l’interpellation du « Chef bandit » de la Fécafoot, Iya Mohamed, n’a en rien à voir avec sa gestion du Football camerounais n’en demeure pas moins qu’un lien y est fait jusqu’ici au regard de l’enchainement des évènements. Shagari Iya qui continu « parallèlement » à signer les parapheurs qu’on lui apporte gentiment en cellule n’a aucune idée de la suite de la procédure. Ayant jusqu’ici clamé son innocence en avançant à tous ses « supporters » que c’est le DGA de la société qui est de nationalité française qui avait la deuxième signature nécessaire pour faire des mouvements financiers à lui imputés jusqu’ici, Iya Mohamed veut perdre tout le monde en conjecture.

Rouleau compresseur !

Après l’extinction définitive du dernier jour de garde à vue (vendredi dernier), les choses devraient définitivement s’accélérer. En objectif une journée de lundi qui devrait en principe dévoiler toute la stratégie mise en place pour « broyer » le « dépositaire » du football camerounais. Depuis quelques jours, deux autres cadres de la Sodecoton viennent de le rejoindre au SED. Amenés « manu militari » depuis Garoua après leurs avoir signifié leurs droits, ceux-ci selon des sources internes au SED depuis leur interpellation ont apporté quelques précisions sur les détournements imputés à ce jour à Iya Mohamed et qui va permettre de le mettre très prochainement sous mandat de dépôt.

La date du 19 Juin 2013 préalablement prévue pour l’organisation des élections arrivant à grands pas, rien n’indiquerait qu’il y aura organisation. Jusqu’ici le point d’achoppement rappelé jusqu’ici par une sommation interpellatrice de Prosper Nkou Mvondo serait sans aucun doute l’application avant toute chose de l’article 4 de la tripartite qui élargirait sans aucun doute le champ électoral. Actuellement, certains membres du comité exécutif décidés à « gâter » comme on aime si bien le dire, on adressé une correspondance à la FIFA pour leur réitérer le vœu d’organiser ces élections. Comment et avec qui ? Alors que la vacance devrait être constatée et les élections renvoyés pour au moins 60 jours par le 1er Vice-président selon les textes qui régissent cette instance, rien n’est encore joué.

Ce bras de fer effectué par ces membres se couche sur le maigre espoir de la libération pour faits non établis de leur « guide » après deux gardes à vue renouvelés. Confirmé ou pas, cette libération serait un fait inédit au Cameroun. En commençant par l’arrestation inédite d’un Directeur général encore fonction à sa mise en détention pour plusieurs jours, il serait très stupéfiant de le voir être libéré. Quelle image donnera-t-on à cette gouvernance qui met la charrue avant les bœufs ? On se souvient de la manière cavalière avec laquelle Siyam Siewe a été débarqué de son ministère pour être illico presto conduit sous forte escorte judiciaire au tribunal de grande instance du Wouri pour être inculpé.

Ce jour-là tapis dans un coin du bâtiment, l’envoyé spécial du Chef de l’Etat, Jules Doret Ndongo alors Secrétaire général des services du Premier Ministre, attendait son arrivée. Dès que « Son excellence » franchira la porte, il lui sera demandé par « décret présidentiel » de passer la main et les documents seront signés pour cela. Le cas Iya ne s’éloignera pas à l’observation de ce scénario. Très certainement et avant sa mise en détention, le nouveau Directeur général sera installé après passation de service dans l’enceinte du SED devenu un lieu de détention officiel (prison secondaire) depuis un décret signé par le Chef de l’Etat. Les heures avenirs s’annoncent cruciales !

© Camer.be : Yannick Ebosse

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau