Cameroun,Crise à la Socam:Les artistes appelent Sam Mbende à la rescousse

Ayant scandé le nom de l’actuel Pca de la CMC (Cameroon Music Corporation) devant le siège de la Socam pendant des heures avant que quelques émissaires du Ministère des arts et de la Culture n’arrivent pour négocier l’apaisement, ces artistes manifestaient-là leur ras-le-bol devant l’échec dans la création au forceps et ensuite la gestion épicière de la Socam qui accumulent aujourd’hui des scandales.

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Quelques jours avant, dans une salle de réunion de Douala, des sommités de la chanson camerounaise étaient réunis pour faire l’état des lieux de la Socam. A la surprise générale au sortir de celle-ci, quelques journalistes présents seront éberlués devant les révélations de l’artiste « Dinaly » qui va déclaré qu’elle a été agréablement surprise d’entendre qu’elle faisait partie de cette société (Socam) et de surcoit membre du conseil d’administration alors qu’elle n’a jamais siégée ni adhérée à celle-ci.

Qui a manipulé l’opinion jusqu’ici sur cet état de chose ? Comme dit l’adage : « La vérité à de courtes jambes », l’évidence de l’imposture de cette société pousse tout le monde à assurer de sa prochaine fermeture comme l’ont souhaité tous ces artistes au sortir de cette réunion. Etaient présent à celle-ci : Sam Fan Thomas, Ebeny Wesley, Dinaly, Louis de Koum, Aimé Parfait, Joe Mboule, etc pour ne citer que ceux-là. L’avenir semble donc être sombre pour Ama Tutu Muna et son « bébé » devant la détermination de ceux-ci à apposer des scellés dans les prochains jours.

Depuis hier (Mercredi 31 juillet 2013), elle s’est fait « cuisiné » en conseil de cabinet par quelques « collègues » du gouvernement sur sa politique artistique. Selon des sources, la fille de Muna a tout fait pour esquiver le thème de l’art musical dans ses développements, s’appesantissant sur la politique cinématographique qui enregistre malgré tout un maigre bilan jusqu’ici. Tutu Muna après plusieurs échecs cuisants de ses nombreux voyages au Festival de Cannes n’a jusqu’ici pas pu faire passer son concept « Destination Cameroun », qui « avale » chaque années des devises « injustifiées » du contribuable sans que cela n’émeut personne. Kamerun !!

Sit-in devant la Socam !

S’étant réunis à l’entrée du siège, quelques artistes ont donc scandés le nom de Sam Mbende et le retour à la CMC devant l’échec de la Socam. Mis au courant de cet état de chose, Ama Tutu Muna va dépêcher quelques émissaires pour les calmer et rassurer sur la bonne marche de la société qui croule en regardant les différentes résolutions du dernier conseil d’administration sous des dettes. En comparaison à la gestion de la CMC, cette situation n’avait jamais été observée. Pire encore, la Socam accumule jusqu’à nos jours des arriérés de répartition tant DRM que DEP.

Moussa Haïssam : dur comme fer ?

Selon quelques indiscrétions, un groupuscule d’artistes avoisinant une centaine ont fait un sit-in lundi dernier devant le siège de la Socam pour protester contre la mise à l’écart du délégué régional de cette société et non moins frère de la Pca déchu Odile Ngaska. Le nommé Assolo Ngaska, mis à l’écart par une note de service à première vue légale délivrée par l’actuel Administrateur chargé des affaires courantes, Moussa Haïssam, paie selon une autre note d’information adressée au Président de la CPMC par Moussa Haïssam, le prix de sa corruption auprès de certains administrateurs pour influencer la prochaine désignation d’un Directeur General de la société. Moussa Haïssam ayant été propulsé à la tête de la gestion des affaires courantes dans sa justesse explique cette décision par la co-action de détournement issue de nombreux rapports incriminant ce délégué.

Pour plus de clarté et en préparation du passage d’une commission de contrôle, a jugé important de le suspendre en le laissant à la disposition de la commission de contrôle pour d’amples informations. Comme « peau de banane », Aba’a Oyono, empêtré dans des combines de « bas acabits » aurait déclaré à une source que cette note de service de Moussa serait illégale. Que comprendre de cela ! Simplement que le complot décrié par l’actuel administrateur semble montré plus de ramification que prévu.

La note dans sa quintessence explicitait ceci : « Monsieur, Afin de permettre une vérification sereine, sans entraves et sans influence des perceptions directes effectuées par la délégation du Centre, depuis votre nomination au poste de délégué de cette région. Je viens par la présente porter à votre connaissance que vous êtes, pour compter de la notification de la présente, suspendu, jusqu’à la fin de la mission de vérification, de vos fonctions de délégué régionale pour le Centre de la Socam. Je vous invite par conséquent à remettre les clés de votre bureau au Directeur Administratif et financier contre procès verbal de libération, et à rester à la disposition de la mission de contrôle à toutes fins utiles. …… ». Affaire à suivre.

© Camer.be : Yannick Ebosse

Commentaires (1)

1. abdoulaye hamadou 03/08/2013

audile ngaska etait mieux un jour vous allez le regretter !!!!

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