Cameroun - Corruption à la Fécafoot : Marlène Emvoutou dribble la Commission de discipline

La plaignante qui était au parquet pour une autre affaire n’a pu être aux travaux de la Commission de discipline et d’éthique

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Prévue hier mardi 25 juin en matinée, les travaux de la Commission de discipline, d’éthique et de règlements des litiges de la Fédération camerounaise de football n’ont plus eu lieu. Parmi les raisons évoquées par les membres de cette instance, l’absence « justifiée » de la plaignante qui était au parquet pour une autre affaire la concernant. Report sine die. On attendait cette date du 25 juin avec impatience. Mais au final, les espérances du public sportif se sont avérées vaines. Il n’y a plus eu « procès » comme préalablement annoncé par les membres de la Fécafoot suite à la plainte de la candidate déchue Marlène Emvoutou au lendemain de l’Assemblée générale élective du 19 juin dernier. Les hommes de médias qui ont investi le siège de la Fécafoot hier à 10h n’ont eu d’autre choix que de ronger leur frein, faute de mieux.

La plaignante qu’on attendait pour engager sa plaidoirie ne s’est pas pointée. Motif ? « Elle a appelé ce matin pour s’excuser auprès des membres de la Commission de discipline et d’éthique de la Fédération. Elle invoque une absence due à un procès ouvert au parquet et auquel elle devrait prendre part », explique sous cape un membre du bureau exécutif de la fédé qui ajoute que l’excuse n’a pas été bien accueillie par les membres de la «collégialité» qui jusqu’à la veille étaient convaincus que la plaignante et les accusés devaient honorer au rendez-vous. C’était sans compter ce contrepied que leur a réservé Marlène Emvoutou dont le nom revient dans plusieurs affaires scabreuses. On se souvient qu’une vingtaine d’administrateurs soupçonnés d'avoir perçu des pots de vins pour soutenir sa candidature à la présidence de la Fécafoot le 19 juin dernier, devaient être auditionnés hier par la Commission de discipline, d'éthique et de règlement des litiges de la Fécafoot.

La présidente de la Ligue régionale du Sud qui avait passé un deal avec ses désormais ex affidés, n’a constaté l’entourloupe qu’après le scrutin car personne de ses créanciers n’avait respecté ses engagements dans la salle de vote. Courroucée, elle a porté plainte contre plusieurs membres de l’Ag pour « escroquerie » et « abus de confiance aggravée ». Jeudi dernier déjà, Pierre Batamack, 3e vice-président de la Fécafoot, Dieudonné Ghomsi, le président de la Ligue départementale de football du Koung-khi à l'Ouest, Lambert Yodiodi Emebé, membre de l'Assemblée générale ainsi que René Mpondo Black, le secrétaire général de la Ligue régionale de football du Littoral étaient auditionnés au Secrétariat d'Etat à la défense chargé de la gendarmerie.

A l’issue de l’interrogatoire, tous ont avoué avoir perçu des sommes d'argent allant de 200 000 Fcfa à 2 millions Fcfa en échange de leurs votes pour l’ancienne directrice du projet Aspire. Libérés après paiement des sommes indument perçues, les principaux accusés risquent (au cas où le procès avait finalement lieu), la radiation à vie de la Fécafoot. L’affaire est encore pendante.

© Le Messager : Christian TCHAPMI

Commentaires (2)

1. KOUOH Patrick 26/06/2013

Quel honte pour le Cameroun il n' y a plus d'éthique de toutes les façons.

2. jhone martini (site web) 26/06/2013

la plaignante devrait etre la première personne à etre poursuivie pour fraude preméditée et atteinte à droit impartial de vote. la jusrisprudence peut naitre à partir de ce cas.

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