Cameroun : Ces Crimes Odieux doivent cesser et les camerounais doivent en connaitre la source

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Trop c’est trop ! Un terme doit être mis à ces odieux et insupportables massacres des enfants du Cameroun.

Il ne s’agit pas ici de l’histoire racontée dans un mauvais film d’horreur mais d’une réalité vécue presque quotidiennement par de nombreuses familles camerounaises ces derniers temps.

Des jeunes filles, souvent encore adolescentes, un petit garçon de huit ans tout récemment encore, des bébés dont la comptabilité n’a surement jamais été faite, sont soumis à des traitements inhumains et à des assistanats inqualifiables qui, sous d’autres cieux auraient déjà mobilisé dans la rue, des hordes de manifestants indignés pour réclamer vérité et justice.

Mais que nous arrive t-il pour vivre dans une telle indifférence ? Hier encore, c’était la disparition de la fille de Vanessa. On a alors vu une jeune maman courage se battre contre une grande adversité. Mais où sont passées chez nous ces mamans-conscience qui ailleurs, dans le cadre de puissants mouvements associatifs se lèvent dans diverses situations pour réclamer bruyamment la Vérité et la Justice ? Indifférence pourrait rimer avec une certaine complicité.

Aujourd’hui, je veux tout particulièrement interpeller le gouvernement ainsi que l’ensemble des pouvoirs publics et des services de sécurité de l’Etat du Cameroun. Quel chiffre doit-on atteindre pour que votre indignation à vous soit sincèrement et publiquement manifestée ? Quand le Président de la République du Cameroun va-t-il prendre la parole pour s’exprimer sur la situation en présence et annoncer les véritables mesures de politique sécuritaire et judiciaire que chaque citoyen est en droit d’attendre de lui et qui auraient déjà du être mises en oeuvre ? A titre personnel, j’attends une déclaration et de robustes décisions de la part du Chef de l’Etat lui-même.

Cette situation est parfaitement similaire à celle des récentes tueries aux Etats-Unis d’Amérique ou en France, pays où on a vu Barack Obama et François Hollande prendre la parole et se mobiliser sincèrement face à des crimes ayant ému le monde entier. Dans une intention de polémiquer avec je ne sais qui, nous avons récemment entendu le porte-parole du gouvernement minorer les chiffres liés à ces crimes et nous dire qu’au lieu des douze annoncés, il n’y en a eu que sept.

Je ne voudrais pas en dire davantage sur ce type de propos dont le ministre de la Communication est du reste coutumier, qui me parait profondément inacceptable car même s’il n’avait été question que d’un seul, aucun crime surtout de la nature qui nous est décrite n’est ni concevable ni tolérable. Notre devoir d’indignation Pour véritablement prendre la mesure de la situation et manifester de la compassion à nos concitoyens concernés, allons nous attendre que comme dans le cas du Sida, chaque famille comptabilise d’abord quelques cas ? Je voudrais au demeurant saisir cette occasion pour nous interpeller tous par rapport à cette culture de l’indifférence à l’égard du pays et du prochain qui ne nous emmène à manifester notre solidarité que dans les situations extrêmes et particulièrement lorsque nos proches sont déjà endeuillés.

Nous attendons hélas souvent que les choses pourrissent complètement, espérant que le hasard ou Dieu les régleront pour nous. C’est un trait de comportement à changer ! Ceci est aussi le lieu pour moi de rappeler que notre pays n’est pas étranger à ce type de criminalité. Notre histoire ancienne et récente fait état de nombreux crimes, plutôt jamais élucidés, attestant de cette inclination de leurs auteurs à y rechercher le pouvoir occulte et la fortune. L’occultisme, la sorcellerie, le fétichisme, le magico-anal et le mysticisme obscur dans lesquels se complaisent encore nombre d’acteurs en quête de pouvoir dans la sphère économique, politique, sociale ou administrative doivent cesser de nous empoisonner la vie !

Et c’est bien la raison pour laquelle nous insistons tant sur l’indispensable exigence du foyisme politique et existentiel et de la gouvernance dans un environnement d’amour et de crainte de Dieu ! C’est aussi tout le sens de cette conviction fondamentale et de cette vision qui sont nôtres, dans un environnement où le problème essentiel est celui de la corruption et la dépravation des moeurs. La thérapeutique pertinente et indispensable ne peut se fonder que sur un robuste projet de Redressement moral et de Réarmement mental et spirituel. Sans quoi, les mêmes causes produiront les mêmes effets, si ce n’est pire.

En attendant, ces crimes odieux doivent cesser et les Camerounais doivent en connaitre la source et les promoteurs quel que soit leur statut social. Ces derniers devront en répondre devant les instances judiciaires compétentes. C’est aussi cela le rôle de la justice au sein d’une démocratie. Les Camerounais ne pourront plus se contenter de déclarations et communiqués aussi lapidaires que lénifiants. Si comme on l’affirme, des complices de ces affaires ont été identifiés et arrêtés, la vérité doit être connue de tous. Pour le peuple, en particulier celui qui souffre de ces cruels méfaits, j’exige le Droit de savoir et le droit à la justice. Savoir tout sur l’ensemble des acteurs impliqués dans ces réseaux d’inqualifiables malfaiteurs.

Ces derniers doivent du reste savoir que je déclare qu’en ma qualité de chrétien et au nom puissant de Jésus-Christ, ils baignent déjà dans la honte et la confusion et que leurs actes sont mis à nu !

Je fonde ma déclaration sur la promesse de l’Eternel des armées, la seule qui en vaille vraiment la peine et qui postule que : «Car les méchants seront retranchés et ceux qui espèrent en l’Eternel posséderont le pays…

Les méchants tirent le glaive, ils bandent leurs arcs, pour faire tomber le malheureux et l’indigent… Leur glaive entre dans leur propre coeur, et leurs arcs se brisent. » (Ps.37 :9 et 14).

« Le salut est auprès de l’Eternel ; que ta bénédiction soit sur ton peuple.» (Ps.3 :9). Que ta bénédiction, ta sécurisation et ta protection soient sur les enfants et le peuple du Cameroun ! YES WE BELIEVE !

© Correspondance de : Olivier Bilé

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