CAMEROUN - CAMAIR-CO : COMMENT VAN ELK AVAIT PROGRAMMÉ LE CRASH AVANT L’ENVOL

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Camair-Co inscrit au coeur des grands projets structurants dans le domaine des transports, constitue une ambition de grande envergure. Bien avant son lancement, certains la prédestinait à l’échec. Ils n’ont pas eu tort. Evocation.

Alex Van Elk est aujourd’hui considéré comme le commandant de bord qui aura provoqué le crash de Camair-Co bien avant son décollage. Une attitude qui est considérée par plus d’un observateur comme étant une atteinte grave au plan d’émergence du chef de l’Etat qui a pourtant clairement manifesté sa volonté de doter le Cameroun d’une compagnie aérienne moderne, compétitive, stable et davantage pérenne que la défunte Camair.

Même si cette compagnie d’une importance capitale, a été intégrée par le chef de l’Etat dans le sillage des grands projets structurants, Alex Van Elk ne va ménager aucun effort pour mettre des chaînes en fer tout autour de la Camair-Co naissante, en effectuant très tôt des choix managériaux très contestés.

Ainsi, des experts de l’aéronautique vont aussitôt monter au créneau pour dénoncer avec véhémence, les décisions prises par le principal responsable de Camair-Co qui s’illustrait alors par des sorties de piste remarquables, remarquées et démarquées de toute logique de bonne gouvernance. En effet, il commence par annoncer sous fond de grandes bouchées médiatiques que le dossier d’exploitation de Camair-Co a été repris à zéro, alors que la plupart des Camerounais savait que celui-ci était suffisamment évolué et que l’inauguration de Camair-Co suivrait normalement son cours.

Alex Van Elk indiquait alors qu’en attendant le lancement officiel de la compagnie nationale de transport aérien prévu pour le 1er avril 2011, un cabinet belgo-américain va s’atteler à revoir tout le dossier c’est-à-dire le montage financier, la désignation des types d’avions et le changement du logo déjà adopté par le gouvernement camerounais. De toute évidence, certains vont aussitôt estimer que cette posture inintelligible de Sir Alex Van Elk n’était pas de nature à promouvoir la quiétude à l’intérieur, tout comme à l’extérieur de la future compagnie. Le Hollandais Alex Van Elk, roulant à 10 Km/h faisait, l’une de ses plus grosses sorties de piste mettant ainsi en péril Camair-Co en entier. En effet, il décide de mettre de côté les experts camerounais après qu’ils aient eu à effectuer un travail de sape pour rédiger et boucler la documentation nécessaire à la certification de la compagnie par la Cameroon Civil Aviation Authority (Ccaa).

Au regard de ce comportement affiché par Alex Van Elk, les experts de l’aéronautique ne vont pas tarder à se demander pourquoi le choix des experts étrangers alors que les locaux qui ont été recrutés dans le cadre de la conception des premiers documents, ont su gagner la confiance des autorités de par leur travail. Parallèlement, en attendant la finalisation du « business plan », Alex Van Elk va délibérément choisir d’ignorer l’équipe de direction au préalable recrutée sur place par avis d’appel à manifestation d’intérêt pour accorder une place de choix aux Américains, Asiatiques, Européens et à une Ougandaise chargée des ressources humaines.

Ces choix managériaux truffés de nombreuses zones d’ombre, sont perçus par la plupart des observateurs, même les moins avertis, comme étant une volonté manifeste d’Alex Van Elk à brader l’espoir du peuple camerounais, reposé sur le bien-être d’une compagnie d’aviation nationale. Pourtant, certains analystes indiquent que le président de la République en mettant sur pied Camair-Co, voulait prioritairement favoriser l’émergence d’une expertise locale. En marge de la kyrielle d’expatriés recrutés sous le couvert du Hollandais ci-devant ex-Dg Camair-Co, les lenteurs enregistrées dans le cadre du lancement officiel de l’exploitation de la compagnie camerounaise sont perçues par la plupart des observateurs comme un désir entretenu par les responsables de Camair-Co de ralentir le lancement de cette compagnie. Et ceci moyennant curieusement de costaudes prébendes.

© La Nouvelle : Franck Joseph Essomba

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