CAMEROUN : Boko Haram : Vigilance et prudence dans les hôpitaux

Plusieurs mesures de sécurité ont été renforcées dans la ville de Yaoundé  pour  lutter contre l’insécurité et le terrorisme dans les formations sanitaires.

Après les récents attentats kamikazes perpétrés dans  la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, notamment à Fotokol et  aux lieux dits Marché central et  Pont vert dans la ville de Maroua, plusieurs mesures de sécurité ont été resserrées dans  la ville siège des institutions à Yaoundé.

 

Au sein de l’hôpital militaire de la Garnison, on peut observer que l’hôpital est sous haute surveillance .Les personnes désirant y accéder se font enregistrer à l’entrée du portail par des militaires lourdement armés. La carte nationale d’identité est   le seul moyen d’accès. « La personne qui n’a pas de carte nationale n’entre pas », déclare l’un des militaires en faction avec sérieux. Certains sont surpris par cette procédure.

« Depuis quand on demande la carte avant d’entrer », s’exclame une jeune adolescente, puis elle ajoute «dans ce cas, Je reviendrai dans l’après- midi pour faire la consultation ».  Cet enregistrement  consiste à mentionner le nom, le numéro de la Carte nationale d’identité (Cni) et l’objet de la visite dans deux registres. L’objet de la visite peut être la consultation, le rendez-vous avec un membre du personnel ou le statut de  garde-malade. Ceux qui ne se rendent pas compte du nouveau dispositif pour entrer dans la structure sont interpellés.  « Madame, l’entrée c’est par ici. S’il vous plaît présentez votre Cni », s’entend-on ordonner.

A l’Hôpital central de Yaoundé, les principales entrées où on rencontre d’habitude des vigiles d’une société de gardiennage de la place, ont vu le dispositif se renforcer avec l’arrivée des éléments de la police. Fouilles et contrôles des pièces d’identification sont aussi de mises ici. « Il est dit que ces terroristes visent les milieux de grande affluence et cet hôpital en est un, donc, nous sommes sur le qui-vive», confie un membre du service de sécurité.

© Mutations : Georges Parfait Owoundi et Crescence Yolande Akaba
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