Cameroun – Attentats de Dabanga: Paul Biya adresse ses condoléances aux familles des victimes

Après les attaques ayant fait sept morts, samedi dernier, le chef de l’Etat a adressé ses condoléances aux familles des victimes et encouragé l’action des comités de vigilance.

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Samedi dernier aux environs de 18 h 30 mn, le village Dabanga, situé de part et d’autre de la frontière entre le Cameroun et le Nigeria, dans le département du Logone-et-Chari, région de l’Extrême-Nord, a fait l’objet d’une attaque menée par deux jeunes filles qui portaient des ceintures explosives. Dès leur entrée sur le territoire camerounais, selon les informations puisées à bonne source, ces jeunes filles ont été immédiatement identifiées par un groupe de vigilance qui a aussitôt informé les forces de défense et de sécurité dans les parages. Deux soldats ont ensuite pris en chasse les deux suspectes. L’une des filles s’est détachée pendant que l’autre a été approchée par les forces de défense et de sécurité. Lorsque la jeune fille en présence des deux soldats s’est rendue compte qu’elle était cernée, elle a actionné sa charge explosive. Elle est morte et a grièvement blessé les deux soldats.

Dans sa fuite, la deuxième fille est entrée dans une concession où elle a trouvé un groupe de femmes en train de dîner. Elle s’est assise parmi ces femmes et a détonné sa charge. Du coup, elle a tué les quatre femmes qui s’alimentaient, plus elle-même, et a grièvement blessé un petit enfant.
Au total, on déplore sept morts, parce que l’un des soldats grièvement blessé a perdu la vie. Ce qui fait : quatre civils, deux kamikazes et un soldat tués. Les blessés ont été évacués à l’hôpital de Maroua où est décédé le soldat blessé. En de telles circonstances, le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, au nom du chef de l’Etat, Paul Biya, a adressé hier aux familles des victimes les condoléances les plus attristées.
Toujours au nom du chef de l’Etat, il a « exalté et salué le comportement, le courage et l’engagement chevaleresque des comités de vigilance dont l’efficacité est devenue aujourd’hui un cauchemar pour Boko Haram ». Grâce à l’entente et la synergie entre les forces de défense et de sécurité, les comités de vigilance, la société civile et l’administration, « Boko Haram se trouve actuellement à l’étroit et dans un désarroi innommable », a poursuivi le Mincom. Avant d’ajouter que le président de la République
salue le courage de nos forces de défense et de sécurité, puis encourage les comités de vigilance. Il met également à la disposition des familles éplorées les moyens nécessaires afin qu’elles enterrent les victimes dans la dignité et le respect. Il met aussi suffisamment de moyens à la disposition des comités de vigilance déjà bien équipés pour pouvoir bien identifier les kamikazes. Indubitablement, le compte à rebours de la fin de Boko Haram est enclenché, avec la combinaison de la montée en puissance de l’armée nigériane qui bombarde les positions des insurgées, de nos forces de défense et de sécurité, de la Force multinationale mixte et des comités de vigilance. Tout cela constitue un rideau infranchissable qui protège nos grandes agglomérations. Réduit à sa plus simple expression, Boko Haram ne s’attaque plus qu’aux petits villages.

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