Cameroun - Assauts de Limani: Violents combats entre le BIR et Boko Haram

Les Djihadistes lourdement armés ont mené en vain une embuscade contre le Bataillon d’intervention rapide (Bir) les 30 et 31 mai 2014. De violents affrontements ont opposé le Bir et une bande de djihadjistes dans la mi-journée du 30 mai 2014.

Bir 2

Ces échanges de tirs à l’arme lourde se sont déroulés pendant des heures dans la localité frontalière de Limani. Après l’interpellation de deux (02) présumés membres de la secte islamique Boko Haram, les assaillants ont mené une embuscade visant à neutraliser les forces de défense camerounaise décidément en éveil. Mal leur en a pris. La riposte du Bir ne s’est pas fait attendre.

L'armée camerounaise, plus forte et mieux organisée, est parvenue à repousser les assaillants. Avec à la clé le pilonnage des véhicules transportant la logistique (armes et munitions) des djihadistes. L’on dénombre à la suite de ces évènements d’une réplique rare, des dizaines de morts côté assaillants. Déboussolés et en débandades, les milices rescapées de Boko Haram se sont retranchés dans deux (02) villages nigérians, tuant des innocents et incendiant des édifices villageois sur leur passage. Dans la journée du 31 mai, une autre bande armée a tenté de déstabiliser l’armée camerounaise dans le Mayo Sava à Dabanga non loin de Waza où les chinois avaient été enlevés. Elle est aussitôt repoussée par les blindés et le chasseur bombardier déployés il y a quelques jours dans la zone.

Un autre pick-up transportant des assaillants a été pilonné et ses occupants tués sans autre forme de procès. Pour le colonel Didier Badjeck, les forces de défense camerounaises sont en éveil et préparés à la guerre contre Boko Haram. «Des moyens conséquents sont mis en place. Il peut avoir des risques, mais nous y sommes préparés. Les Camerounais doivent juste être solidaires parce que nous restons dans un concept de défense populaire. Les forces de défense sont le reflet de l’intégration du Cameroun.

A travers cette guerre, tout le monde doit prendre conscience des vertus de la paix», a souligné le chef de la division de la Communication au ministère de la Défense dans les colonnes du quotidien gouvernemental. Jusqu’en après midi hier, aucune autre incursion de bandes armées n’a été signalée. L’actualité liée à la libération des pères Antonio Giovani Alligri, Paolo Marta et de la Sœur Gilberte Bissiére continu d’alimenter les conversations à travers le septentrion.

© Salomon KANKILI | Le Messager

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