CAMEROUN, ARRESTATION D'UN PRÉSUMÉ HOMOSEXUEL:LE REDHAC CONDAMNE


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Douala, le 22 Octobre 2013 : Depuis plusieurs mois, les membres de la communauté LGBTI vivent une période de graves agitations dans toute l’étendu du territoire Camerounaise. Non seulement nous rencontrons, les cas de cambriolage des bureaux de ceux qui lutte pour la protection des membres de la communauté LGBTI, des cas d’assassinat tel que Mr Eric Ohena Lembembe Directeur Exécutif de la Fondation Camerounaise pour le Sida (CAMFAIDS), Défenseur des Droits des lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et intersexuel (LGBTI) à Yaoundé, une fois de plus les cas d’arrestations comme le cas de M. PETER actuellement au poste de police de Muéa.

Les faits :

Le 18 Octobre 2013, M. PETER en sa qualité d’enseignant à l’école secondaire de Muéa, au cours d’une journée ordinaire de travail, un de ses élèves qu’il avait au paravant refusé de passer un examen à cause de ses absences continue en classe, les promenades dans le campus avec ses amies tout en accusant M. PETER d’être un homosexuel ce qui attirait l’attention d’une foule qui augmentai graduellement dans l’institut.

Des propos grave qui appellent à l'attention du directeur de l'établissement qui sont arrivés immédiatement sans oublier les officiers de police pour la sécurité du personnel qui allait subir des conséquences ci-dessus.

Les officiers de police ont réusit à calmer la foule en colère puis ont emmené M. PETER au poste de police Muéa. A son arrivée au poste de police Muéa à Buea, les policiers chargés de l’affaire de M. PETER l’on immédiatement placé en détention dans la cellule. M. Peter a tenté d'expliquer la situation de cet étudiant mécontent qui l’accuse faussement parce qu'il ne lui a pas permis d’être dans la salle d’examens en raison de son manque d'assiduité à l'école.

Les policiers n’ont voulu rien comprendre parce que les frais supposés avaient à voir avec l'homosexualité. Malgré le soutient du Directeur de l’institut qui a déclaré que les accusations étaient fausses parce que l'étudiant en question est un récalcitrant et la personne qui se trouve dans le poste de police sous la garde de la police est l'un de leurs meilleurs professeurs.

M. PETER est accusé par un étudiant mécontent sur aucun motif et à cause du mot «homosexualité», il peut passer plusieurs années en prison.

En conséquent, Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) :

- Dénonce la chasse aux sorcières des homosexuels et des défenseurs des homosexuels installée au Cameroun sous l’œil complice des autorités camerounaises et en toute impunité ; - Condamne la montée de l’homophobie au Cameroun ; Le REDHAC demande aux Autorités Camerounaises :

- Que cesse des accusations de mauvais augure pour profiter et mettre plusieurs citoyens Camerounais dans les prisons, et vouloir empêcher ceux qui luttent pour le respect des Droits des LGBTI au Cameroun

- De demander aux Autorités Camerounaises de respecter l’article 2 de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples qui stipule « Toute personne a droit à la jouissance des droits et libertés reconnus et garantis dans la présente Charte sans distinction aucune notamment de race, d’ethnie, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de naissance ou de toute autre situation » ;

Enfin,

Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) :

- Exprime sa grande inquiétude et sa crainte sur les menaces qui pèsent sur les Défenseurs des LGBTI ((lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et intersexuel) en générale ;


- Demande aux Autorités Camerounaises la libération pure et simple de M. PETER et l’arrestation de ceux qui ont porté atteinte à l’intégrité physique de ce citoyens, membre de la communauté LGBTI (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et intersexuel) ;

- Recommande Plus de protection pour les personnes vulnérables et les minorités sexuelles.

Fait à Douala, le 22 Aout 2013

Roch Euloge N’zobo                             IbrahimuSalumu Célestin    Maximilienne Ngo Mbe

Secrétaire du Conseil                           Point focal du REDHAC D’Administration du REDHAC  

République Démocratique du Congo

Directrice Exécutive du REDHAC

© Correspondance : Redhac

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Date de dernière mise à jour : 24/10/2013