Cameroun - Après les investitures…: La double nationalité de Célestine Ketcha suscite la polémique

Candidate aux élections législatives dans le département du Ndé, cette entrepreneure économique est la cible d’attaques de ses camarades du parti qui dénoncent sa double nationalité française et camerounaise.

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Au moment où la session de plein droit du Conseil électoral tient ses travaux, le maire sortant de la Commune urbaine d’arrondissement de la ville de Bangangté pourrait voir ses chances d’élection amenuisées par une polémique autour de sa double nationalité. Les pourfendeurs de Célestine Ketcha mettent en relief sa double nationalité ainsi que son attestation de résidence dans la localité dont elle sollicite les suffrages pour devenir député à l’Assemblée nationale. Au terme de son mandat de maire, l’opératrice économique est attaquée sur le fait de jouir à la fois des nationalités française et camerounaise.

Une entrave à sa candidature dans un pays qui ne reconnait pas la double nationalité. Dans une correspondance adressée à la hiérarchie du Rdpc et «subtilement» transmise à Election’s Cameroon (Elecam), des militants de sa circonscription électorale indiquent que «Madame Célestine Ketcha est résidente de la commune de Bueil dans le département de l’Eure en France.» La correspondance-dénonciation met également en relief la participation du maire sortant de Bangangté lors de la dernière élection présidentielle française. Une élection pendant laquelle, indique la même correspondance, «elle (Célestine Ketcha, Ndlr) a régulièrement voté au consulat de France à Douala.»

Le maire sortant de la commune urbaine d’arrondissement de Bangangté est, selon des sources proches d’elle, «en déplacement en France». Les mêmes sources n’infirment pas la double nationalité de la candidate aux élections législatives du 30 septembre 2013. «Il s’agit de manœuvres de déstabilisation. Ceux qui évoquent la double nationalité de Madame Courtes auraient pu le faire au moment où elle postulait à la mairie de Bangangté.» Notre source indique également que «plusieurs candidats à ces élections ont le même statut que madame Courtes sans que cela ne pose un problème.»

Des sources proches du consulat de France indiquent néanmoins la désinscription du maire sortant des listes électorales du consulat de France à Douala. Une désinscription qui, selon des sources proches de l’ancienne édile de Bangangté, serait la preuve de son engagement «total» sur la scène politique camerounaise et notamment dans le Rdpc. Une assertion relativisée par ses pourfendeurs qui y voient une manoeuvre de diversion. Selon une source proche de la section d’origine de la candidate aux élections législatives dans le département du Ndé, «le fait que madame Courtes ne soit pas inscrite sur la liste électorale du consulat de France à Douala n’indique pas qu’elle ait renoncé à sa nationalité française.»

© J.O.N | Le Messager

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