CAMEROUN - ALLIANCE RDPC-SDF : Fru Ndi sommé de s'expliquer

Le comité régional du Sdf pour le Littoral veut comprendre les tenants et les aboutissants de ce rapprochement.

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Courroucés et déterminés à éviter la déchéance du Social Democratic Front (Sdf) dans la région du Littoral, Jean Michel Nintcheu, président du comité exécutif régional du Sdf et les présidents des commissions électorales (Pce) de presque toute la région se sont retrouvés à Douala le samedi 20 avril 2013. Partis de Mbanga, de la Sanaga Maritime, du Moungo (Nord et Sud) pour la capitale économique, ces militants du Sdf se sont retrouvés dans la résidence du président régional Jean Michel Nintcheu, sise non loin du commissariat du 14ème au quartier Ndog-passi.

L’objectif recherché étant de faire la lumière sur le rejet de la liste du Sdf dans la région du Littoral. Ceci afin de limiter les dérives et mieux aborder les prochaines échéances électorales dans cette région. «Le mandataire de la liste du Sdf dans la région du Littoral a failli à sa mission. La liste a été déposée sans que des déclarations de candidatures soient légalisées. Le camarade Elimbi Lobe a pourtant été prévenu par ces camarades de cette exigence prescrite par la loi électorale», soutient un des candidats du Sdf aux sénatoriales de 2013. Ce dernier ajoute que le camarade Elimbi Lobe, conseiller Sdf à Douala 5ème et mandataire de la liste des sénateurs du Sdf dans le Littoral n’est d’ailleurs pas le seul «dissident». M. Elimbi Lobe et Ferdinand Asapngu, maire Sdf de la commune de Kumba et président de la commission incriminée, sont devenus incontrôlables.

Leurs camarades les accusent de ne pas respecter les deux missions à eux assignées par les responsables du comité exécutif national du Sdf (Nec). Mis en place par le Nec le 16 février 2013, cette commission devait aider le bureau régional à renforcer la sensibilisation des populations pour leur inscription sur les listes électorales. Mais aussi réorganiser les structures de bases en fin de mandat. Rien de tout cela selon leurs camarades n’a été fait. Autre chose, Elisabeth Tamajong, secrétaire général du Sdf a plutôt dans un courrier datant du 27 février 2013 permis à cette commission d’outrepasser ses missions.

Pour mesurer l’ampleur de l’usurpation des rôles, une lettre de Ferdinand Asapngu interdisant la tenue de la réunion du 20 avril 2013 a été brandit dans la salle. Toute chose qui va contribuer à déteindre l’atmosphère conviviale observée au début des travaux. Car, «cet acte est contraire aux statuts du parti. Et moi je me suis fait violence. J’ai attendu d’avoir l’aval de la hiérarchie que j’ai obtenu pour être ici.

Poursuivons les débats», déclare Jean Robert Wafo, du Shadow cabinet Sdf en charge des médias. Mais la colère des militants du Sdf dans la région du Littoral est loin d’être apaisée. «Le chairman doit rendre compte au peuple. Nous voulons tout savoir sur sa probable compromission lors des sénatoriales. Ici à Douala, nous ne respirons plus. Les militants que nous encadrons veulent connaître la vérité», renseigne le responsable d’une commission électorale du Sdf. «Il y a jamais eu compromission avec le Rdpc. Sinon comment expliquer vous que le Chairman se soit oublié lui-même dans le Nord Ouest?

Le Rdpc a juste fait de la récupération politique. Et anticipé pour éviter que leurs conseillers ne les désavouent en votant en faveur du Sdf. Les résultats dans l’Adamaoua et à l’Ouest vont bientôt le démontrer», rétorque Jean Robert Wafo. En attendant, «une résolution spéciale» du comité exécutif régional signée par tous les participants sera transmise au Chairman du Sdf dans les prochains jours. Son contenu n’a pas été dévoilé à la presse.

© Source : Mutations

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